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Les élections présidentielle et législatives, les inondations à travers le pays et la crise au Nord, sont autant de questions qui ont occupé une bonne place dans le discours de Moussa Balla Coulibaly, lors de l’ouver­ture de la session extraordinaire de la 3e mandature du Conseil Economique, Social et Culturel.

Le siège du Conseil Economique, Social et Culturel a connu une animation particulière le lundi 10 septembre 2007. Conformément aux textes fondateurs de l’insti­tution, Moussa Balla Coulibaly, président du CESC a convoqué les mem­bres en session extraordi­naire consacrée au renou­vellement partiel du bureau.

L’ouverture de cette session a permis au prési­dent de s’exprimer sur cer­taines questions brûlantes de l’heure.

En ce qui concerne les élections présidentielle et législative, Moussa Balla Coulibaly a indiqué qu’elles se sont passées de manière paisible.

Toutefois, il a estimé que le pays en matière électorale doit faire face à d’autres défis non moins impor­tants. Selon lui, le taux de participation diminue d’échéance en échéance et frise le ridicule. Il a même proposé que l’une des solu­tions pour résoudre ce problème serait de rendre l’inscription sur les listes électorales volontaire, le vote n’étant pas obliga­toire.

Autres inquiétudes et préoccupations du prési­dent du CESC : les inonda­tions, Selon lui, les hauteurs de pluies généreuses s’accompagnent de dégâts matériels et humains qui, en réalité, sont les con­séquences d’infrastruc­tures inexistantes ou inadéquates. Il a même pris l’exemple de l’inondation récurrente de Bla. Sans ambages, le président du CESC a indiqué que les diverses autorités doivent s’interroger sur la nature et l’étendue de leur respons­abilité. Selon lui, le propre de l’homme est de dompter la nature, Dieu l’ayant doté de moyens nécessaires pour ce faire.

Une autre situation récurrente qui a retenu l’attention du président Moussa Balla Coulibaly, est la question du Nord-Est du pays. Il a indiqué que la situation au Nord-Est du pays est douloureuse et préoccupante. Au regard de la forme et de la nature des actions actuelles, Moussa Balla Coulibaly a exigé une réflexion nationale. Selon lui, cela est d’autant plus néces­saire que certains de nos frères touaregs rebelles sont devenus des terror­istes. « Les mines qui tuent sans discernement sont l’expression d’une lâcheté répugnante contraire à l’éthique du guerrier malien et singulièrement Tamasheq » a-t-il déclaré.

Face à tous ces problèmes, Moussa Balla Coulibaly a estimé que la nation, à travers les institutions de la République, est dans l’obligation absolue de réa­gir. « Il s’agit d’un moment contraignant et singulier de notre histoire » a-t-il conclu.

Mais auparavant, Moussa Balla Coulibaly avait rappelé que la 4e ses­sion extraordinaire du Conseil Economique, Social et Culturel serait essentiellement consacrée au renouvellement partiel du bureau. Les mandats des deux secrétaires du bureau et des cinq prési­dents de Commissions ont atteint leur terme.

Démarré ce lundi, la session prendra fin le ven­dredi 14 septembre 2007, non pas sans avoir élu en séance plénière les deux secrétaires de bureaux et permettre aux différentes Commissions de renouvel­er leurs présidents et rap­porteurs.

Assane Koné

11 septembre 2007.