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Le président ATT a été « renvoyé à l’exercice de ses fonctions », le vendredi dernier, par la présidente de la Cour suprême après l’audience solennelle de prestation de serment.

C’est fait. ATT a été officiellement investi de la mission de conduire les destinées des 12 millions d’âmes maliennes pour les cinq ans à venir. La cérémonie a eu lieu au Centre international des conférences de Bamako, en présence de sept chefs d’Etat, d’une vingtaine de représentants de « pays amis » et d’une pléiade de représentants d’organisations régionales et internationales.

Après la lecture de l’arrêt de la Cour constitutionnelle, confirmant la victoire au 1er tour de la présidentielle avec 71,20 % par le greffier en chef, le brillant réquisitoire du procureur de la République, la présidente de la Cour suprême a proclamé ATT président de la République et l’a renvoyé à l’exercice de ses fonctions.

La cérémonie qui devrait prendre fin à midi a débuté à 12 h. Les multiples invités ayant souvent mis du retard à rallier Bamako. Aussitôt après le CICB, un banquet était prévu, agapes au cours desquelles, les tête-à-tête ont eu lieu. Mais, certains n’y ont pas pris part. Le président burkinabé, par exemple, devait aller attendre chez lui Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères.

Dans son discours d’investiture, le général a dégagé six axes qui, selon lui-même, constitueront l’épine dorsale de son action pour les cinq prochaines années : il s’agit d’une meilleure organisation de l’action publique ; l’amélioration de la production primaire ; développer le secteur privé ; insérer les femmes et les jeunes dans le circuit productif ; développer les secteurs sociaux et réformer les sociétés.

La différence fondamentale avec 2002, c’est que l’homme avait plus d’assurance dans le discours. Il n’y a pas eu les bourdes de 2002 (où il avait omis des chefs d’Etat présents dans son discours). Par contre, en 2002, il y avait la spontanéité du volontaire. Cette année, nous avons vu l’assurance et la froideur du politique.

Alexis Kalambry

11 juin 2007.