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Depuis un certain temps, les bandits armés du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) se comportent en de véritables sanguinaires dans le cercle de Ténékou. Et ce sont les peulhs qui sont devenus leurs cibles.

Il y a longtemps que les peulhs de Ténékou font face aux bandits du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Après avoir semé la désolation dans tout le septentrion avec la tuerie d’une centaine de militaires maliens à Aguel Hoc et favorisé l’avènement des djihadistes dans le Nord du pays lesquels y ont semé à leur tour le déshonneur au nom d’un islam pourtant tolérant, voilà que les criminels du MNLA ont décidé de faire régner maintenant la terreur particulièrement sur le cercle de Ténékou.

Selon des sources concordantes, ce sont les peulhs en transhumance avec leurs bétails qui sont fréquemment victimes de leurs actes de banditisme. Les assaillants du MNLA interceptent les bergers en pleine brousse et les somment de retourner avec les animaux. En fait, ils interdisent aux bergers d’aller avec les animaux en transhumance.

Ceux qui tentent de résister sont purement et simplement égorgés. Déjà on indique que 5 bergers ont été égorgés par les criminels du fantomatique Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). A Ténékou, c’est la confusion totale. Selon des sources en provenance du cercle, les autorités ont été à maintes reprises saisies du problème, mais jusque-là aucun espoir.

« On ne comprend donc pas pourquoi les autorités gardent le silence face à ces agissements criminels de ces hors-la-loi qui refusent de désarmer et continue de semer la pagaille à travers le pays », se demandent beaucoup d’habitants de la localité.

« Quel intérêt ont-ils à refuser que de pauvres bergers aillent à la transhumance avec leurs animaux si ce n’est le goût prononcé pour le banditisme qui les a toujours caractérisés ! », renchérit un habitant dépité de la ville.

Dans tous les cas, il appartient aux nouvelles autorités (le nouveau régime) de prendre ses responsabilités pour mettre fin à la tragédie qui sévit à Ténékou. La liberté de circulation des personnes et leurs biens doit figurer dans leurs priorités pour un retour définitif à la quiétude, afin de faciliter le retour des déplacés et des réfugiés.

Le hic est que toutes ces crapuleries se déroulent au nez et à la barbe des forces de l’ordre du Mali, de la Minusma et de l’Opération Serval !

« En tout cas, tant que ces criminels du MNLA ne seront pas désarmés et cantonnés, il n’y aura jamais de sécurité dans notre pays et c’est vraiment dommage pour un Mali où l’Onu dit avoir déployé plus de 12 000 forces de sécurité », conclut un autre habitant de la localité.

Abdoulaye Diakité

L’Indicateur du Renouveau du 9 Septembre 2013