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Après les attaques meurtrières des garnisons des forces de sécurité du Mali et de défense par le MNLA et ses alliés (AQMI, Ansar Dine, MUJAO et Boko Haram) à partir du 17 janvier 2012, toutes les villes des régions du Nord du Mali sont tombées.

C’est dans ce cadre que les ressortissants des régions Nord du Mali avaient mis en place une association appelée Collectif des Ressortissants du Nord (COREN). Cela, pour, non seulement apporter une assistance aux populations déplacées, mais aussi œuvrer pour la libération des régions occupées, même s’il faut pour cela, prendre les armes.

Hélas ! Le COREN est de nos jours devenu une simple machine à profits. C’est le cas à Diré.

Grâce à la solidarité nationale et internationale, d’importants fonds ont été alloués au COREN au profit des populations des régions de Tombouctou, Gao et Kidal déplacées. Du coup, le COREN est devenu l’un des premiers interlocuteurs de ces communautés issues des zones occupées.

Mais, de nos jours, nombreux sont les ressortissants de ces localités qui lui accordent de crédit, à cause de la catastrophique gestion des dons pour eux reçus.

Nombreux sont aussi les observateurs qui pensent que le COREN reçoit plus qu’il ne distribue.

Sa crédibilité ayant pris un coup mortel à cause des différentes sorties médiatiques de certains de ses cadres qui semblent plus tentés à décrocher des postes de responsabilités au sein de l’administration ou du Gouvernement, (pour service rendre à la Nation) que pour la libération rapide des terres de leurs ancêtres.

Du coup, le chaos dans lequel vivent les Maliens dans les 6ème, 7ème et 8ème région est devenue pour certains cadres un « malheur des uns qui fait le bonheur des autres ». Désormais donc, à travers le COREN, certains cherchent à devenir ce qu’ils n’auraient jamais pu être… en temps « normal ».

Cette situation a fini par pousser beaucoup de cadres crédibles à bouder les rencontres organisées par le COREN.

C’est dans cet imbroglio politico-associatif que le COREN a dépêché certains de ses membres pour faire l’état des lieux dans toutes les zones occupées, en vue de préparer les documents à fournir comme contribution aux concertations nationales et apporter des éléments opposables à ceux des bandits armés coupables de violations graves des droits humains dans les régions nord du Mali.

C’est ainsi qu’une mission du COREN s’est rendue dans le Cercle de Diré tenu actuellement par des assaillants issus de la Communauté touareg vivant dans les communes de GARI, Tinguereguef, Issafaye et de Tienkour.

Au cours de cette mission, les membres du COREN ont eu droit à toutes sortes de mises en scène concoctées depuis Bamako par un grand député tapis dans l’ombre du COREN.

Les protégés de celui-ci (membre du COREN) regroupés au sein d’un prétendu Comité de crise (qui n’est autre que le bras civil des assaillants) ont fait croire qu’ils ne sont là que pour sécuriser la population.

Mais qui trompe qui ? Quels assaillants venus d’où ?

N’est-ce pas eux qui étaient MNLA hier et An sardine aujourd’hui ?

Comme pour rouler les missionnaires du COREN dans la farine, ils ont indiqué qu’ils vivent en harmonie avec des populations qu’ils tiennent pourtant au respect, grâce à leurs armes à feu.

Dans cette tentative d’endormissement du peuple malien, le protecteur de ces gens va jusqu’à pousser des notables très respectés à Diré, (qu’il entretien financièrement) à se salir à travers les déclarations fallacieuses en faisant l’éloge des assaillants. Des déclarations ont été très mal accueillies par les populations qui sont prêtes à en découdre avec ces bandits sans foi ni loi.

Ces notables et élus se sont fait toujours rouler dans la farine par ce puissant homme qui a de nos jours du fil dans la patte, et ont perdu toute crédibilité au sein de leur Communauté (sédentaires) qu’ils ont pourtant laissée à leur triste sort.

N’est-ce pas ce même réseau qui a permis à un certain « Secrétaire », célèbre dans les malversations et qui fait office de « Préfet » du MNLA dans la localité avec cachet et tout, à retrouver l’entièreté de son salaire, quand bien même il ne s’est jamais présenté à Bamako, en tout cas, depuis l’occupation, au niveau des services financiers de son Ministère de tutelle qu’est celui de l’Administration.

Ce réseau bénéficierait-il d’une complicité au sein de ce Ministère ?

En tout cas, les ressortissants de Diré restent perplexes devant cette situation qui mérite d’être clarifié car, sa décision a été signée par la main du Gouverneur de région de Tombouctou à Bamako.

Face à cette tentative de blanchiment des bandits tapis dans le COREN, beaucoup d’observateurs se demandent si le MNLA n’a pas infiltré ce géant aux pieds d’argile spécialisée dans des beaux discours sans actions et sans issus.

Malick Camara

Le 26 Mars du 10 Décembre 2012