Partager

Malgré les insuffisances constatées dans l’esprit de l’Article 16 de la Constitution du Mali et la crise sociale globale et sécuritaire reconnue suivant le Chapitre VII de la Charte des Nations-Unies, relatif à l’action en cas de menace contre la paix, l’action gouvernementale n’est pas au beau fixe.

Dans son «Le livre blanc», le Centre Séné d’étude stratégique et de co-entreprenariat détaille l’action gouvernementale à compter du 1er juillet 2013, qui serait centrée sur l’Action dans l’esprit de l’Article 6 de ladite Loi, établie dans le Plan annuel de défense stratégique des Nations (PDS des Nations), 2013-2014, et périodes suivantes. Le PDS des Nations serait articulé dans l’esprit de l’Article 1 stipulant que la Défense nationale a pour sujet d’assurer, en tous temps et en toutes circonstances, la sécurité et l’intégrité du territoire ainsi que la vie des populations contre toute forme d’agression qui intéresse, de façon permanente, les principaux domaines d’activité de la Nation et revêt des aspects militaires et non-militaires.

Suivant l’Article 7 de ladite Loi, l’action gouvernementale porterait sur des mesures nécessaires pour atteindre les objectifs de Défense nationale dans l’esprit de l’Article 2 de ladite Loi par la mobilisation générale définie notamment à l’Article 4 afin de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de défense préalablement préparées suivant le Plan de Défense stratégique des Nations (PDS des Nations) et décidées par décret pris en Conseil des ministres.

Suivant l’Article 6 de cette Loi, ces décrets ont pour effet, dans le cadre des lois existantes, la mise en vigueur immédiate des dispositions, qu’il appartient au gouvernement de préparer et d’adapter à tout moment aux nécessités de la défense. «Ils œuvrent, dans tous les cas, au profit du Gouvernement. Notamment le droit de requérir les personnes, les biens et les services ; le droit de soumettre à contrôle et à répartition les ressources en énergie, en matières premières, produits industriels et produits nécessaires au ravitaillement», soutient le professeur Niang

Gabriel Tiènou

Le Reporter magazine d’Octobre 2016