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Les travaux de la 24e session du conseil d’administration ordinaire du Centre national des œuvres universitaires (Cenou) se sont tenus, hier, dans la salle de conférence du Centre universitaire à N’golobougou.

La cérémonie était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Amadou Ouane, en présence du directeur général du Cenou, le colonel major Ousmane Dembélé.

La réunion était essentiellement consacrée à l’évaluation et à l’adoption du rapport d’activités du premier semestre 2022, à l’examen  et à l’adoption des projets de délibérations portant respectivement réorganisation des structures internes des services et révision du cadre organique du Centre.

Le procès verbal de la précédente session, l’état d’exécution des recommandations et l’évaluation et l’adoption du rapport d’activités au premier semestre de l’exercice en cours figuraient aussi parmi les points de discussion des administrateurs.

Globalement les administrateurs ont apprécié les efforts du Centre qui est à hauteur de mission. Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a expliqué que la session se tient dans un contexte de crise, accentué par les sanctions économiques et financières injustement imposées à notre pays. Mais aussi par des difficultés internes liées essentiellement à l’insuffisance de ressources financières disponibles pour satisfaire les besoins et répondre efficacement aux multiples sollicitations.

La panoplie de sanctions, dira Amadou Ouane, prises par les institutions sous-régionales à l’encontre de notre pays a eu, à l’instar d’autres secteurs, des conséquences néfastes sur le programme d’activités du Cenou, à travers les restrictions budgétaires découlant de l’application desdites sanctions.

Le secrétaire général du ministère de l’Enseignement supérieur a rassuré les responsables du Cenou de la disponibilité de son département à les soutenir et accompagner dans la mise en œuvre des réformes et actions envisagées. Il a également rappelé que le renouveau de l’Enseignement supérieur tant affirmé est une quête constante et inlassable de recherche de la qualité au sein de notre système universitaire.

Cette valeur fondamentale, a-t-il poursuivi, est indissociable de la satisfaction de certains besoins fondamentaux des étudiants dont le paiement régulier et à temps des allocations financières, la garantie d’un logement décent et des conditions de restauration saines et la poursuite de la mise en œuvre d’une couverture sanitaire adéquate.

S’ajoutent la promotion et la diversification des activités sportives, artistiques et culturelles et de loisirs et la relecture des textes de fonctionnement du Cenou, dans le contexte du système de Licence-Master-Doctorat (LMD) avec l’implication de toute l’institution d’enseignement supérieur. Amadou Ouane a déclaré qu’il est impératif de continuer à être imaginatifs pour améliorer qualitativement le système universitaire. à ce propos,  il a insisté sur la nécessité pour le Centre et l’ensemble des institutions d’enseignement supérieur de travailler dans la collégialité avec pour seule perspective attendue, l’efficacité.

Et d’inviter la direction du Cenou à maintenir le cap du dialogue permanent, seul gage d’une gestion efficiente des œuvres universitaires, avant d’exprimer sa gratitude aux autorités de la Transition pour leur engagement et les efforts consentis dans la promotion et la valorisation de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique.

Cela à travers une politique volontariste et l’amorce d’une déconcentration progressive du système universitaire sur l’ensemble du territoire national, en témoigne la promulgation par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, le 11 juillet dernier, des trois textes de lois portant création des universités  de Sikasso, Gao et Tombouctou.

Aminata HAÏDARA

Source: L’Essor