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Depuis le début de la crise en 2012, le Centre Milagro, fruit de la coopération avec Cuba pour assurer la chirurgie de la cataracte, est resté fermé. Le personnel cubain est retourné au bercail, sans prendre la moindre précaution de mieux protéger les équipements souvent de pointe comme ceux permettant d’effectuer des opérations au laser. Les portes des salles d’intervention sont aussi restées closes depuis.

Pour faire l’état des lieux et rendre le centre fonctionnel afin d’assurer la prise en charge d’un problème de santé publique, la ministre de la Santé et du Développement social, Diéminatou Sangaré, y a effectué, hier, une visite.

Elle était accompagnée du président de la commission santé du Conseil national de Transition, Mamadou Sory Dembélé (en terrain connu puisque lui-même est ophtalmologiste et ancien directeur généra de l’IOTA)

La ministre en charge de la Santé a déploré la situation, surtout le scellé des équipements de dernière génération. «Nous avons des équipements d’une valeur de près de 400 millions de Fcfa dans des caisses non ouvertes, des équipements qui permettent des interventions au laser dont nous avons besoin dans nos structures. Je trouve que c’est un gâchis», a regretté la ministre qui a promis de tout mettre en œuvre pour l’utilisation de ces équipements médicaux.

Quant au représentant de l’ambassade de Cuba au Mali, Dr Djiré Mohamed Kassoum, il a remercié la ministre de la Santé et du Développement social pour l’initiative de revitaliser le Centre Milagro.

«Si les matériels sont disponibles, nous allons voir comment faire en sorte que le centre contribue à améliorer la vision des Maliens», a-t-il indiqué. Pour le directeur du Programme national de santé oculaire (PNSO), Pr Lamine Traoré, il est question, avec l’accord de la partie cubaine, de récupérer les équipements et d’en faire bon usage. «Nous espérons que le processus aboutira afin que nous puissions en faire un centre ophtalmologique», a espéré le Pr Lamine Traoré.

Et de dire que non seulement le Centre Milagro facilitera l’accès aux soins oculaires pour les malades et permettra aux jeunes ophtalmologues de pratiquer les six spécialités. «Il y aura beaucoup d’opportunités une fois que ce centre sera rétrocédé à la partie malienne», a déclaré le directeur du PNSO.

Cap sur la Clinque périnatale Mohamed VI de Sébénikoro pour édifier les Maliens sur le retard accusé dans l’ouverture de ce centre. Selon la ministre Sangaré, cette situation résulte d’une insuffisance du débit de l’eau. Mais cela est en train d’être pris en charge avec la construction d’une cuve et dans un mois, ces travaux prendront fin.

Elle expliquera aussi qu’avec la nomination du nouveau directeur général, l’établissement travaillera sur les aspects administratifs et la tarification des actes, avant la mise en place du conseil d’administration. Le département en charge de la Santé est déjà en contact avec la Fondation Mohamed VI pour les derniers réglages.


Oumar DIAKITÉ

Hôpitaux Gabriel Touré et Point G : FAUSSE ALERTE

Une image sur les réseaux sociaux a fait courir le bruit que de nombreux décès de bébés auraient été enregistrés au département de pédiatrie du Centre hospitalo-universitaire (CHU) Gabriel Touré suite aux délestages. Des rumeurs infondées faisaient aussi écho d’une arnaque de malades dialysés au CHU du Point G, à qui on ferait payer de l’argent.

Pour en avoir le cœur net, la ministre en charge de la Santé s’y est rendue. Elle a ainsi constaté qu’il n’en était rien. La ministre a pu apprécier dans le premier établissement les dispositions prises pour pallier les délestages.

Gabriel Touré dispose de quatre groupes électrogènes de 2135 KVA chacun (tous en bon état) qui prennent automatiquement le relais en cas de coupure d’électricité. Mieux, ces appareils fonctionnent en interconnexion pour que si l’un tombe en panne, un autre prenne le relais. Il ressort après vérification que l’image qui a été diffusée sur les réseaux sociaux remonte à 2017.

Au Point G, le président de l’Amical des dialysés du Mali, Ibrahim Dembélé, s’est inscrit en faux contre les allégations colportées par la rumeur. Il a confirmé qu’aucun paiement n’est réclamé actuellement pour la dialyse dans notre pays. «Elle est gratuite au Mali depuis quelques années», a-t-il assuré.

O. D.

Source: L’Essor