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La montée en puissance de l’Armée se traduit par une amélioration palpable de la sécurité à maints endroits du territoire. Les zones débarrassées du joug des obscurantistes doivent être rapidement occupées par les services de l’Etat. C’est à cela que l’administration judiciaire s’attèle

La réalisation de la réforme en cours du secteur de la justice, le fonctionnement et la sécurisation des effectifs du service public de la justice dans le Centre et le Nord du Mali. Tel est le principal objectif d’un atelier de trois jours intitulé «Journées de réflexion et de planification stratégique sur la réforme de la justice et le déploiement des autorités judiciaires et pénitentiaires dans le Centre et le Nord». 

La rencontre est organisée par le ministère en charge de la Justice avec le soutien financier de la Minusma et du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).

La cérémonie d’ouverture était présidée hier, dans un hôtel de Bamako, par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. Il avait à ses côtés le directeur national des affaires judiciaires et du sceau, Mohamed Maouloud Najim, la représentante de la Minusma, Marie Guiraud et bien d’autres invités. 

Au cours de la session, les participants auront droit à trois principales présentations portant sur une meilleure appropriation par les acteurs de la justice de la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la justice (LOPJ) et son plan d’actions 2020-2024 ; des textes législatifs et règlementaires en cours de relecture par la Commission permanente législative, abritée par la direction nationale des affaires judiciaires et du sceau. S’ajoute l’état de mise en œuvre de l’accord passé entre le gouvernement et les syndicats pour assurer la sécurité des acteurs de la justice au centre et au nord du pays.

Le ministre de la Justice a indiqué que l’amélioration de la situation sécuritaire grâce aux efforts remarquables fournis ces derniers temps par les Forces armées maliennes (FAMa), incite à engager une réflexion, afin que les zones libérées du joug des terroristes et autres forces obscurantistes, puissent être occupées rapidement par les services de l’État.

Selon Mahamadou Kassogué, le retour de la sécurité qui est un préalable à la présence de l’État dans les zones concernées, devient de plus en plus une réalité.
Occasion pour le garde des Sceaux d’adresser ses vives félicitations et sincères encouragements aux FAMa, dont la bravoure et l’abnégation continuent de séduire largement au-delà de nos frontières. En outre, le ministre Kassogué a noté la pertinence des questions relatives à la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger, et de la LOPJ, adoptée en 2019.

Pour le ministre de la Justice, les réformes législatives envisagées notamment dans le secteur de la justice participent, pour une large part, de la refondation de notre pays qui a besoin d’un changement qualitatif et quantitatif durable dans la vie de la nation et de nos concitoyens. «Facteur de paix et de cohésion, la justice est considérée à juste titre comme l’un des socles majeurs pour la conduite de ce changement visant à bannir les comportements subversifs, et placer le citoyen au cœur de l’action de l’État», a relevé Mahamadou Kassogué.

Avant d’assurer que son département ne lésinera sur aucun moyen pour soutenir les réformes nécessaires dans les différents domaines, notamment la relecture du Code pénal et du Code de procédure pénale. Ce, pour renforcer l’efficacité dans la lutte contre l’impunité sous toutes ses formes.  

Le directeur national des affaires judiciaires et du Sceau a souligné qu’à l’issue de la rencontre chaque acteur de la justice et chaque partenaire devra être associé désormais à des échanges sur un plan concerté de mise en œuvre des conditions de sécurisation des acteurs de la justice déployés au centre et au nord du pays.  Pour sa part, la représentante de la Minusma a réitéré l’engagement de son organisation à soutenir le département de la Justice pour la réalisation de ses reformes.

Source: l’Essor