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En cette période hivernale, l’étang parait tel un mini bras du fleuve Niger, en gestation devant le Centre de Sante de Référence de la Commune I du district de Bamako. Accéder au centre devient un véritable parcours du combattant pour les malades et les accompagnateurs qui doivent patauger dans cette eau stagnante, véritable nid des microbes et bactéries.
Le centre de sante de référence de la commune I du district de Bamako sis à Korofina est atteint d’une maladie congénitale nommée insalubrité. La devanture dudit centre de référence n’a rien pratiquement rien à envier au fleuve Niger qui traverse Bamako. « C’est carrément un mini bras du fleuve Niger qui est en gestation et si des mesures draconiennes ne sont pas prises à temps les pécheurs y éliront domicile avec leurs pirogues pour aider les malades et les accompagnateurs à franchir les portes du centre », se plaint un accompagnateur de malade. Les vendeurs de fruits qui sont à la porte du centre, les agents du parking, les médecins, les patients et leurs accompagnateurs pataugent tous chaque jour dans ce ‘’mini bras du fleuve Niger’’ pour rejoindre leurs bureaux pour certains et pour d’autres regagner les médecins pour exposer leurs maladies afin d’y recevoir des soins appropriés.

En bravant l’eau stagnante, les malades et leurs accompagnateurs risquent de contracter des infections nosocomiales. Le terrain d’entrainement de l’Association Sportive de Korofina est même menacé car le ‘’mini bras du fleuve Niger’’ peut déborder et envahir le terrain privant les enfants de ballon. Les autorités municipales doivent lorgner du côté du Centre de santé de référence de la commune I afin de trouver une solution à ce problème. Si les populations de la commune I se glorifient de la qualité des soins dispensés dans le centre, il y a une grosse épine dans leur pied qui est ce ‘’mini bras du fleuve’’.

Moussa Samba Diallo