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Alors que les enseignants correcteurs attendaient leur per diem après trois jours de travaux, trois directeurs de Centre d’animation pédagogique (D-Cap) leur ont annoncé le report de payement au lendemain. C’est cette décision inopinée qui a provoqué leur colère. Furieux, ils ont retenu en otage les trois D-Cap. Pour réclamer le payement immédiat. Il a fallu l’intervention des militaires et des policiers pour les libérer.

L’incident s’est déroulé le mardi 18 juin 2013 au centre de correction de DEF de Kati à l’école fondamentale Amadou Haya Sanogo. Après le démarrage de la correction le samedi dernier, toutes les sous-commissions de correction ont terminé en trois jours. Chaque correction, faut-il le rappeler, est sanctionnée par une prime que les enseignants retenus attendent avec impatience.

Leur espoir a été déçu par le message que leur ont apporté les directeurs du Centre d’animation pédagogique de Fana, Kati et Sangarébougou. Ils ont annoncé le report de payement des primes de correction au lendemain. C’est cette phrase qui a mis le feu aux poudres.

Plus de 1000 enseignants correcteurs s’en sont pris directement aux porteurs de message de façon pacifique en fermant toutes les portes du Centre et en maintenant dans la cour de l’école, les directeurs de Cap, pour revendiquer le payement immédiat de leurs per diem. Sur place, les otages ont appelé le directeur d’Académie de Kati pour lui faire part de la situation. C’est ce dernier qui aurait sollicité le commissaire de police de Kati.

En tout cas, deux véhicules de police et des militaires firent aussitôt irruption dans la cour de l’école en sautant par le mur pour libérer pacifiquement les directeurs de Cap. La prise d’otage a duré plusieurs dizaines de minutes.

Cette tracasserie à l’égard des enseignants se répète chaque année. C’est une mise en scène du comptable de l’Académie d’enseignement de Kati Pierre Sidibé, accuse Modibo Fofana, secrétaire général du Syndicat des enseignants de Kalabancoro.

Et d’ajouter qu’après chaque formation et chaque correction, les enseignants ont toutes les peines du monde à percevoir leurs per diem du, au comptable qui se dit empêché quand ont sait que des enseignants viennent des localités très éloignées de Kati.

Dotigui Niaré

(correspondance particulière)

20 Juin 2013