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Les deux parties se disputent un immeuble situé en face de «Mali Mag». Le porte-parole des commerçants détaillants nous livre, ci-dessous, sa version. Situé en face de la Mosquée contiguë à ‘’Mali Mag’’, le bâtiment qui existe depuis plus de 30 ans est considéré par les commerçants détaillants qui occupent les alentours comme un édifice historique.

A en croire leur porte-parole, Cheick Diallo, les commerçants détaillants étaient les locataires légaux du bâtiment, des pièces justificatives patentes et taxes municipaux faisant foi.

Cependant, l’arrivée d’un certain homme d’affaires du nom de Mamadou Kampo, au mois de mars, a remis en question ce statut.

En effet, il a commencé des travaux de réaménagement du bâtiment sans, au préalable, informer les différents commerçants qui s’y trouvent.

N’ayant pas été avertis ni par la municipalité, ni par un éventuel nouveau propriétaire, sur un quelconque réaménagement, les commerçants détaillants ou locataires, selon la mairie, ont décidé d’interpeller l’homme d’affaires. Et, quand ils lui ont demandé qui il était et ce qu’il avait l’intention de faire, il répondit qu’il était le nouveau propriétaire et qu’il comptait apporter quelques modifications sur le bâtiment en construisant des boutiques le long du bâtiment.

Se sentant impuissants et n’ayant aucune preuve de ce que Mamadou Kampo venait de leur dire, les commerçants détaillants se sont rendus à la Mairie du District de Bamako pour tirer les choses au clair. Ils ont rapporté qu’un haut cadre de la mairie leur avait bien confirmé qu’ils étaient les seuls et uniques locataires du bâtiment et, qu’à ce jour, personne n’a été désigné comme étant le propriétaire.

De retour au marché, les locataires ont fait le triste constat des travaux de construction des boutiques en cours, occasionnant ainsi des dégâts sur leurs marchandises.

Face à cette situation, ils décidèrent d’aller voir un huissier de justice afin qu’il puisse les aider à résoudre le problème. Maître Sylvain M. Kéïta, c’est son nom, leur a remis une sommation interpellative après avoir mené une étude sur la question.

Cette étude mentionnait que l’homme d’affaires Mamadou Kampo se prévaut d’un droit d’occupation ou d’exploitation sur ledit bâtiment, qu’il a entrepris des travaux d’ouverture de portes et de fenêtres, que ces travaux troublent et compromettent l’exercice de leurs activités, qu’il démonte ou déménage certaines installations des occupants, que toute entreprise devant affecter l’occupation de ces lieux suppose une information ou un préavis de la Mairie du District, que faute de cela, l’auteur des troubles dommageables pourrait en répondre personnellement de toutes conséquences.

Face à ces accusations, Mamadou Kampo a déclaré à l’huissier: «j’ai un papier du Gouvernement. Le ministère du logement m’a donné un contrat et le colonel Ballo de ce ministère peut donner des explications. Par ailleurs, je n’ai démonté aucune installation et je n’ai, non plus, demandé à personne de quitter les lieux». A suivre.

Moulaye HAIDARA, Stagiaire

08 Avril 2009