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Il vient ainsi en remplacement de l’algérien Abdelhamid Boubazine qui a géré cette structure pendant la période intérimaire depuis son inauguration par le chef de l’Etat Algérien, Abdelaziz Boutéflika en 2004.

La cérémonie d’installation, présidée par le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine, l’ambassadeur Saïd Djinnit, s’est déroulée en présence de M. Rezzag Bara, conseiller auprès du Président de la République algérienne, du secrétaire général par intérim du ministère des Affaires étrangères algérien, M. Madjid Bouguerra, ainsi que du corps diplomatique accrédité à Alger.

Selon un communiqué du CAERT, le Commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union Africaine, l’ambassadeur Saïd Djinnit a saisi cette occasion pour rendre un vibrant hommage au pays hôte, l’Algérie et, aux autorités algériennes pour leur engagement dans la réalisation du CAERT.

Il a tenu également à rendre hommage au directeur sortant, l’ambassadeur Abdelhamid Boubazine « pour le travail remarquable qu’il a accompli avec l’équipe restreinte de cadres algériens, d’abord, en tant que chef du projet de création du CAERT et ensuite, en qualité de directeur durant la période intérimaire confiée à l’Algérie depuis son inauguration » en octobre 2004.

M. Djinnit a exhorté le nouveau directeur « à tout mettre en oeuvre pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le CAERT et l’amener à jouer un rôle en tant que centre d’excellence« .

Il a rassuré notre compatriote du « soutien total de la Commission de l’Union Africaine dans cette nouvelle phase qui s’ouvre devant le CAERT« . Cette structure désormais dirigée par le Mali est un instrument efficace entre les mains de l’Union Africaine pour lutter contre le terrorisme.

Ce centre africain d’études et d’analyse du terrorisme a été crée aux fins d’élaborer une stratégie de lutte contre ce phénomène, de traiter et de diffuser l’information sécuritaire et de donner des avis concernant la mise en oeuvre des instruments juridiques de l’Union Africaine en vue de lutter contre le terrorisme.

Le choix d’un malien pour diriger une telle structure n’est pas fortuit. En effet, depuis quelques temps l’Algérie, le Niger et le Mali sont en consultation pour mettre au point une politique de coopération de nature à se prémunir contre le terrorisme et la criminalité dans ses différents formes.

Ces dernières années, notre pays a fourni beaucoup d’efforts pour combattre le terrorisme et a également accepté l’aide des Américains visant à renforcer la surveillance de ses frontières.

Il a aussi pris des mesures afin de combattre les éléments du GSPC présents dans le Nord du pays. C’est pourquoi, l’Union Africaine et les Etats-Unis, qui ont contribué à la mise en place et au financement du Centre africain, ont aussi joué un rôle dans le choix porté sur notre compatriote, Boubacar Gaoussou Diarra qui a été successivement ministre de la Fonction Publique, ministre de la Justice, Secrétaire général de la Présidence de la République et ambassadeur du Mali à Tunis.

Birama Fall

31 août 2006.