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Le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a réceptionné mercredi quatre groupes électrogènes supplémentaires des huit destinés à la centrale thermique de Sirakoro. Lamine Seydou Traoré était accompagné de son collègue de la Sécurité et de la Protection civile, le colonel-major Daoud Aly Mohammedine, de la directrice nationale de l’Énergie, Mme Théra Aminata Fofana et du directeur général de Société Énergie du Mali (EDM-SA), Oumar Diarra.

Arrivée sur le site aux environs de 17 heures, la délégation ministérielle a visité le chantier, avant de constater la présence des quatre groupes acheminés à Bamako. À l’issue de la visite, le ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a remercié l’ensemble des populations pour leur compréhension et leur patience face aux coupures d’électricité auxquelles elles sont souvent confrontées.

Lamine Seydou Traoré expliquera que le site de Sirakoro abrite une centrale moderne de 100 mégawatts. Le département et l’ensemble du Mali fondent, selon lui, un réel espoir sur ce projet pour permettre de trouver une solution aux problèmes structurels du Mali en matière d’accès à l’électricité. «Nous avons promis au peuple de trouver une réponse aux problèmes d’électricité.

Pour y arriver, nous ne tolèrerons pas de retard dans la réalisation des travaux», a insisté le ministre Traoré. Le chef du département en charge de l’Énergie s’est dit heureux et satisfait de l’avancée des travaux. «Nous osons espérer que d’ici à mars 2022 les travaux finiront au grand bonheur de nos compatriotes», a-t-il dit.

À ce propos, le chef de projet de la centrale thermique de Sirakoro a informé que le taux d’exécution globale, avec les commandes en cours, est estimé à 75%. «Concernant le taux de réalisation, le montage électro électrique, nous sommes seulement à 20%. Les équipements principaux sont là. Les autres équipements permettant de démarrer la machine vont venir. Nous avons des problèmes avec la logistique qui font que le chantier accuse un peu de retard», a détaillé Ousmane Coulibaly.

Par ailleurs, il dira que le site a été bâti sur des normes strictes de sécurité. «Les normes les plus contraignantes que nous avons en termes d’environnement sont les normes de la Banque mondiale. Par exemple, à l’intérieur de la centrale, nous avons un maximum autorisé de 120 décibels. À l’extérieur, on nous a imposé 50 décibels. Les machines font pratiquement beaucoup moins de bruit qu’une voiture normale qui a à peu près 80-90 décibels en termes de bruit.

À 5 mètres de la centrale, vous auriez un niveau de bruit très bas», a assuré le gestionnaire. Pour assurer la protection des installations en cas d’incendie, une cuve de 1.000 mètres cubes d’eau a été installée. «Ça serait de l’eau sous pression et il y a un système de tuyauterie qui va entourer tous les équipements électriques de la centrale y compris le système de dépotage d’hydrocarbures. Toute est fait pour pouvoir protéger les équipements et les hommes en cas d’incendie. Il n’y aura aucune fuite possible en dehors de cette zone», a promis Ousmane Coulibaly. Le colonel-major Daoud Aly Mohammedine a dévoilé l’objet de sa présence à cette cérémonie de réception. Le premier aspect est, selon lui, la sécurité incendie.

Il s’agit de voir comment préserver la vie de la population riveraine et même protéger les matériels du site en cas d’incendie. «J’ai vu que le dispositif qui est là est moderne et adapté», a confirmé le ministre en charge de la Sécurité. Le deuxième aspect concerne les nuisances sonores.

«Quand il y a un tel nombre de groupe de cette capacité, on peut toujours s’interroger sur tout ce qui est bruit de nuisance. Là aussi, je vois que les normes à ce niveau répondent aux standards internationaux», s’est réjoui le colonel-major Daoud Aly Mohammedine. Il a remercié son collègue de la Défense, le colonel Sadio Camara, pour les dispositions prises pour la sécurisation du convoi du port jusqu’au site.


Amadou GUÉGUÉRÉ

Source: L’Essor