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Les dernières violences inter-religieuses ont fait près d’un millier de morts depuis début décembre en Centrafrique, où les tueries continuent, selon Amnesty international. La plupart des victimes ont été tués dans les représailles de l’ex-rébellion Séléka à Bangui, mais également dans les atrocités des milices d’autodéfense villageoises en province, plus particulièrement dans la région de Bossangoa (nord-ouest), selon Amnesty. Au matin de leur offensive du 5 décembre dans plusieurs quartiers de la capitale, les milices chrétiennes « anti-balaka » (anti-machettes) infiltrées dans certains quartiers de la capitale « ont fait du porte-à-porte et tué jusqu’à environ 60 hommes musulmans », a expliqué Amnesty. Les forces de l’ex-rébellion Séléka (au pouvoir depuis mars 2013) « ont mené des représailles à grande échelle contre les chrétiens, tuant près de 1.000 hommes en deux jours et pillant systématiquement les maisons des civils », selon Amnesty, qui précise qu’un « petit nombre de femmes et d’enfants ont également été tués ». Le dernier bilan de ces violences faisait état de 600 morts, dont 450 à Bangui, selon l’ONU. Après avoir désarmé en priorité les ex-Séléka, les soldats français visent depuis mardi les milices « anti-balaka », très présentes dans certains quartiers chrétiens, et tente ainsi de réaffirmer son « impartialité ». AFP