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L’armée française, au lendemain d’une nouvelle journée de chaos sanglant à Bangui, a sécurisé jeudi deux quartiers de la capitale centrafricaine, alors que l’archevêque et l’imam de la ville ont demandé l’envoi « de toute urgence » de Casques bleus. « Une quarantaine de corps ont pour l’instant été ramassés et des premiers soins ont été apportés à une trentaine de blessés », a indiqué jeudi à l’AFP à Genève un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), David Pierre Marquet. Par ailleurs, « une soixantaine » de corps ont également été retrouvés lundi 23 décembre dans la capitale centrafricaine, a-t-il précisé. La Croix-Rouge centrafricaine ramasse les corps et les amène à la morgue de l’hôpital de Bangui. La tâche des Français est rendue plus compliquée encore par l’attitude et les ambiguïtés de son allié tchadien, puissance régionale traditionnellement très influente en Centrafrique, et partenaire incontournable de Paris pour rétablir la sécurité dans le pays. Ces violences ont provoqué d’importants déplacements de population dans tout le pays, selon l’ONU. Près de 710.000 déplacés ont été comptabilisés sur tout le territoire, selon le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR). AFP