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Après les ex-rebelles Séléka, l’armée française a mené mardi une nouvelle opération de désarmement à Bangui, visant cette fois les milices chrétiennes « anti-balaka », au moment où le Premier ministre Nicolas Tiangaye lançait un appel aux Centrafricains pour le retour « à la paix et à l’unité ». L’armée française entame là, selon le général Soriano, une nouvelle étape de son désarmement des milices et groupes armés, débutée le 9 décembre à Bangui. « La situation reste fragile avec des attitudes et des propos pouvant être violents », a néanmoins reconnu le chef de Sangaris, qui a rappelé une nouvelle fois « l’impartialité » des forces françaises.
« Préserver la concorde »
Sur le plan politique, le Premier ministre Nicolas Tiangaye a lancé un nouvel « appel au calme pour que la paix revienne ». « Il faut préserver l’unité nationale et la concorde. C’est le socle du pays. Un seul pays, un seul peuple », a déclaré à l’AFP M. Tiangaye, réfugié à l’aéroport depuis que sa maison a été pillée au cours des derniers événements. Une réunion de conciliation aura lieu mercredi à Bangui entre MM. Djotodia et Tiangaye, en présence de médiateurs de la sous-région, a-t-on appris de source proche du Premier ministre. AFP