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En guise de ligne de conduite, le président Centrafricain Ange-Félix Patassé peut toujours méditer sur « les conseils » que son homologue français Jacques Chirac lui a fait parvenir le 28 Janvier1997 , au lendemain de la signature de l’accord de cessez-le-feu avec les mutins. Voici l’intégralité de cette lettre, dont J.A. a obtenu copie :

L’accord intervenu le 25 Janvier, et qui bénéficie de l’aval des chefs d’Etats Africains mandatés par le sommet de Ouagadougou, engage tous les acteurs de la scène centrafricaine.

Il doit permettre à votre pays de sortir enfin de la grave crise politique, économique et sociale qui le déstabilise depuis plus de dix mois. Fondé sur la réconciliation et le pardon, comme nous en avions ensemble reconnu la nécessité lors de notre entretient à Paris le 24 Novembre dernier, il constitue un cadre réaliste, équilibré et juste, susceptible de ramener la paix civile et de renouer avec la croissance.

Ses aspects politiques, militaires et institutionnels me paraissent assez simples à mettre en œuvre pourvu que chacun veuille bien respecter le consensus ainsi crée.

Ses aspects économiques nécessiteront des efforts de rigueur et transparence, indispensable pour assurer rapidement le redressement des finances publiques, rendre enfin votre pays éligible à l’aide de la communauté financière internationale et permettre ainsi à l’Etat de faire face à ses obligations.

Il va sans dire que dans la mesure ou les accords politiques sont respectés, les réformes entreprises et les sacrifices nécessaires consentis, conformément aux engagements qui viennent d’être pris, la France ne ménagera pas son assistance et accompagnera la République Centrafricaine dans la voie du redressement.

Je ne puis donc que vous encourager à mettre en œuvre sans tarder ce sentier de reconstruction du tissu national. Il ne m’échappe pas que la tâche qui vous incombe est immense, mais je suis persuadé que vous saurez vous y attacher dans l’intérêt du peuple centrafricain.
Le succès de la médiation africaine est un acquis important pour votre continent, qui a désormais les yeux tournés vers votre pays. il appartient aux centrafricains de ne décevoir les espoirs qu’elle a fait naître.»

Source J.A. n°1888


Notre commentaire

Une conférence de réconciliation se tient actuellement à Bangui, la Capitale centrafricaine . Sous les auspices de deux nouveaux médiateurs : El Hadj Omar Bongo Odimba et Pierre Buyoya. Ou est donc passé notre ATT national héro du 26 Mars 1991 et ancien médiateur onusien en Centrafrique ?


Point de mire

Le saviez-vous ? Bill Clinton fut le quarante deuxième président des Etats-Unis. Né le 19 Août 1946, il a été le premier président Américain qui a appartenu à la génération postérieure à la seconde guerre mondiale et en sa qualité d’ancien gouverneur de l’Arkansas il fut le cinquantième gouverneur en exercice qui accéda à la présidence depuis le début de XXè siècle.

Le président Clinton a fait campagne sur le thème : «les gens d’abord». il a soutenu que, pour stimuler une économie américaine chancelante, le gouvernement fédéral devait investir dans l’éducation et la formation, la création d’emplois, la santé et un grand nombre d’autres programmes sociaux et économiques visant à donner à chacun la possibilité de devenir un citoyen productif. Bill Clinton accumula les réussites au lycée et dans sa vie extrascolaire. Il devint un as en mathématique et un excellent latiniste. Il jouait du saxophone dans l’orchestre de l’école.

Réflexion : tout acte de violence politique est répréhensible. Mais la distinction est cruciale entre le terrorisme contre une démocratie et à la guerre civile contre un dictateur.

Proverbe : Quand on échange un bouc contre un autre, c’est qu’il n’est pas beau.

Amir Taheri

15 Décembre 2008