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C’est en principe ce vendredi que le décret présidentiel portant nomination des membres de la CENI devrait être rendu public. Déjà, hier jeudi 25 septembre, le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales, Kafougouna Koné, a reçu la liste des dix représentants des partis politiques (7 pour la majorité et 3 pour l’opposition).

Auparavant, il avait reçu la liste des cinq membres de la société civile, notamment les confessions religieuses, le Syndicat Autonome de la Magistrature, le Conseil de l’Ordre des Avocats, l’Association de Défense des Droits de l’Homme (AMDH) la Coordination des Associations et ONG féminines (CAFO).

Au sein de la majorité, notamment l’ADP, les partis désignés ont pour noms : ADEMA (Seydou Traoré) URD (Dr Befon Cissé) MPR (Issiaka Kampo) UDD, PDR, RDS et l’UFDP.

Comme on peut le constater, le CNID de Me Tall, qui a un poids politique certain plus que les quatre derniers, n’a pas été retenu au sein de la majorité présidentielle pour siéger au sein de la CENI. Cela est sans doute dû à l’absence du député de Ségou, hospitalisé depuis janvier en France où il a subi une opération au genou droit.

Ça sera la première fois que le parti du Soleil levant sera absent de la CENI dont il est l’un des principaux initiateurs. On remarque également que l’ADP a attribué 4 sièges aux partis représentés à l’Assemblée nationale (ADEMA, URD, MPR et l’UDD) et 3 sièges à ceux absents de l’Hemicycle (PDR, RDS et l’UFDP).

Du côté de l’opposition, les 3 sièges ont été attribués au RPM (Oumarou Dicko) PARENA (Sidi Camara) SADI (Massa Sogoba). Cependant, il faut relever qu’une certaine opposition dite extra-parlementaire conteste ce choix fait par le FDR et SADI, représentés à l’Assemblée nationale.

Maintenant, il reste à convoquer les membres de la CENI pour désigner en leur sein un président. Dans les rangs de l’ADEMA, on susurre que l’ancien ministre de l’Agriculture, Seydou Traoré, communément appelé «Seydou criquet», est mis en mission par l’instance dirigeante du parti pour briguer la présidence de la CENI. Ce qui est sûr, c’est que cette structure chargée de la supervision des élections a toujours été dirigée par une personnalité de la société civile.

Cependant, l’ancien ministre de l’Agriculture et surtout Secrétaire politique de l’ADEMA, compte beaucoup sur la majorité présidentielle avec ses sept membres pour présider la CENI. Il lui suffit d’avoir une seule voix du côté de l’opposition ou de la société civile pour assouvir cette ambition.

Toujours est-il que s’il n’y a pas de personnalités très fortes parmi les membres de la CENI, les chances de Seydou Traoré pourraient davantage s’accroître.

Rappelons que la CENI est chargée de la supervision et du suivi de l’élection présidentielle, des élections générales législatives et communales et des opérations référendaires.

Sa mise en place actuellement s’inscrit dans le cadre des communales annoncées pour avril 2009.


A suivre.

Chahana TAKIOU

26 Septembre 2008