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Les ministres en charge de la défense des pays membres de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens (CEN-SAD) viennent de tenir dans notre capitale du 24 au 26 avril la deuxième réunion consacréé aux questions de paix et de sécurité dans la bande sahélio-saharienne.

Outre les ministres en charge de la défense,la réunion de Bamako a aussi regroupé des officiers généraux et des directeurs de services des armées des 25 pays membres de l’organisation. Les assises de Bamako, font suite de celles tenue à Niamey les 17 et 18 mars 2004. Elle devrait permettre de mesurer le chemin parcouru et de planifier d’autres actions afin d’éradiquer les facteurs d’insécurité dans notre région.

La deuxième réunion des ministres en charge de la défense des pays membres de la CEN-SAD se tient à un moment où la bande sahélo-saharienne est en proie au grand banditisme et au terrorisme. Il urge donc de mettre en commun les moyens et les capacités pour relever le défi da la sécurité collective et de la stabilité régionale.

C’est précisément dans cette optique que se tient cette deuxième réunion qui a regroupé les ministres en charge de la défense des 25 pays membres de l’organisation, des officiers généraux et des directeurs de services des armées, du Président de la Commission de la CEDEAO, Mohamed Ibn Chambas, entre autres.

La cérémonie était présidée par le Premier ministre, Modibo Sidibé, qui avait à ses cotés le ministre de la Défense et des Anciens Combattant, Natié Pléa, le Secrétaire Général de la Communauté des Etats Sahélo-sahariens (CEN-SAD) Mohamed Al-Madani Al-Azhari.

Le Premier ministre, Modibo Sidibé, dans son allocution s’est réjoui du choix porté sur notre pays pour abriter cette deuxième réunion. «C’est là une marque de confiance dont nous mesurons toute la portée» a-t-il déclaré.

Pour le Chef du gouvernement «la rencontre de Bamako se tient au moment où la bande sahélo-saharienne est confrontée à différents types de menaces : immensité des espaces, porosité des frontières, circulation anarchique des armes, grand banditisme, trafic en tous genres, incursions de mouvements armés, précarité économique, immigration clandestine, terrorisme et criminalité transfrontalière».

Ces menaces, a-t-il ajouté, constituent indiscutablement des défis pour nos Etats. Et nous devons ensemble les circonscrire, dégager les voies et moyens adéquats pour y faire face. «Il existe, sans doute, entre la plupart de nos Etats des cadres de coopération sécuritaire pour faire face notamment au terrorisme et au banditisme transfrontalier.

Mais c’est une coopération davantage renforcée entre nous, qui nous permettra de mieux anticiper et d’adapter constamment nos moyens à l’évolution de ces menaces. C’est tout le sens de l’ordre du jour de la présente réunion de Bamako, qui a à son agenda les préoccupations liées à ces questions» a témoigné Modibo Sidibé.

Le ministre Natié Pléa a, pour sa part, rappelé, qu’il s’agira, au cours des travaux de mener une réflexion approfondie sur les questions de paix et de sécurité dans l’espace communautaire qui ont toujours été des engagements forts de la CEN-SAD.

Quant au Secrétaire Général de la Communauté des Etats Sahélo-sahariens Mohamed Al-Madani Al-Azhari, il a profité de l’occasion pour lancer un appel à tous les groupes armés qui sont en train de défier l’autorité de l’Etat, de renoncer définitivement, à la violence pour faire prévaloir leurs revendications.

Et d’autre part d’opter les voies du dialogue et de la négociation constructive, avec, au besoin, l’accompagnement de facilitateurs.

Ces trois jours de travaux ont permis aux participants d’établir le bilan de la première réunion de Niamey et d’examiner le cadre d’application du mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits.


Ramata TEMBELY

29 Avril 2008