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Les cérémonies ont commencé par le discours de bienvenue du directeur du CEMAPI suivi par la lecture du message du Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) par le représentant résident du PNUD au Mali Mr Joseph Bill Cataria. Le slogan de cette année est  » pensez, imaginez, créez « .

Au cours de la conférence, trois thèmes ont été développés. Le premier porte sur la jeunesse et la propriété intellectuelle. Ce thème a été développé par Madame Bagayogo Mariam Sidibé, chef de service promotion des droits de propriété industrielle. Le deuxième thème portait sur l’introduction aux droits d’auteur et droits voisins, développé par Mamadou Sidibé Secrétaire Général du bureau malien des droits d’auteur.

Le conférencier dans son exposé a passé au peigne fin la notion de propriété intellectuelle et les droits qu’elle confère. Selon Sidibé, le droit de propriété intellectuelle est un droit de propriété littéraire et artistique, couramment appelé droit d’auteur.

C’est une branche du droit de propriété intellectuelle qui protège les intérêts des auteurs en leur conférant des droits de propriété sur leurs créations. Ce droit a une durée limitée dans le temps. Il prend effet à partir de la création de l’œuvre ou de sa mise en circulation et prend fin après la mort de l’auteur ; et cela varie selon les œuvres et les pays.

S’agissant des œuvres photographiques, ce droit est de 25 ans au Mali après la mort de l’auteur, pour d’autres œuvres il peut atteindre jusqu’à 50 ans après la mort de l’auteur. Le troisième et dernier thème a porté sur la valorisation des projets et des résultats des recherches des élèves et ingénieurs de l’ENI, développé par Dr Ousmane Soumano professeur à l’ENI.

Le professeur Soumano a décortiqué tous les problèmes de son établissement considéré comme une référence dans le domaine des recherches au Mali. Il dira que de 1968 jusqu’en juin 2004, l’ENI a formé 62 ingénieurs de premier degré, 1261 ingénieurs des sciences appliquées, et 1479 ingénieurs de conception, soit au total 2802 individus.

Selon lui, l’ENI a eu à étudier et réaliser dans les années 1970, un wagon avec l’aide matérielle et financière de l’ex-RCFM. Aucune suite n’a été donnée à cette réalisation par les autorités. En plus il dira que son établissement a conçu et réalisé un prototype de feu tricolore en 2003 pour la circulation des véhicules.

Chose en son temps que la mairie a appréciée mais il fut surpris peu de temps après, de voir nos autorités communales commander des feux tricolores en provenance de la Côte D’ivoire pour une valeur de 400 millions de franc CFA en laissant de côté notre propre invention technologique.

Ce fut aussi récemment le cas d’un jeune étudiant du même établissement qui a conçu une table d’opération chirurgicale à commande hydraulique destinée aux dispensaires de brousse en manque d’électricité. Le prototype a été présenté à nos autorités sanitaires, qui ont eux-mêmes reconnu la qualité de l’appareil.

C’est tout ce que l’inventeur a eu comme récompense à la place des commandes. Ces étudiants chercheurs n’arrivent même pas à avoir un lieu de stage. Chose qui a fait dire à Dr Ousmane Soumano que « les autorités du pays n’encouragent pas leurs propres institutions pour la valorisation de leur savoir faire et ainsi permettre une économie de devises pour le pays car de nos jours personne n’ignore l’impact des pirates dans la mévente des produits de nos artistes  »

Kassoum Théra

28 avril 2005