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Le 11 octobre journée internationale de la fille a été célébrée à travers le monde à l’instar de notre pays, l’ONG Plan-Mali s’est saisie de l’occasion pour présenter son rapport annuel sur la situation des filles et interpeller les populations sur l’importance de l’éducation des filles dans l’optique d’atteindre les OMD.

11octobre instituée par les Nations- Unies comme journée internationale de la petite fille, elle est l’occasion de promouvoir les filles à travers le monde. Et au Mali, les activités de ladite journée ont été lancées par le ministre de la famille, de la femme et de l’enfant, Sangaré Oumou Bah dans les locaux de la maison des jeunes de Bamako. Entre prestations d’artistes et les filles formées par l’ONG Plan-Mali, la journée a attiré une fois de plus l’attention sur la situation des filles dans notre comme par ailleurs. Dans la plupart de nos pays les filles sont discriminées tout simplement parce qu’elles sont nées filles.

Une discrimination visible tant en matière d’éducation, moins de chance de continuer les études soit à cause d’un mariage précoce ou parce qu’elles sont obligées d’accomplir des tâches ménagères au dessus de leur force, bref les constats démontrent que la fille se voit accorder peu de chance dans nos sociétés où on les accorde moins de chance dans leur éducation. Une réalité qui nous interpelle tous ! Le département de la famille, de la femme et de l’enfant s’est engagé à remédier à cette situation aux côtés des ONG en faveur des enfants comme Plan-Mali à travers une campagne de sensibilisation et conscientisation des populations pour donner une égalité aux deux sexes. Car il est indéniable qu’on peut aspirer à un véritable développement de nos nations sans cette égale chance vue la complémentarité des sexes. A travers l’éducation d’une fille, c’est la communauté qui est éduquée. Rappelons que depuis 2006, Plan produit un rapport annuel sur la situation des adolescentes dans le monde.

Selon le rapport de l’organisation non gouvernementale centrée sur l’enfant, Plan-international, les adolescentes sont les plus touchées lors des catastrophes. D’où la nécessité d’accorder à cette tranche de notre société une particulière attention en matière de protection, de santé et d’éducation. Toujours aux dires de la recherche de l’ONG Plan-Mali, les filles sont plus exposées à être retirées de l’école en cas d’urgence avec peu de chance d’y retourne après. Outre ces aspects, il est à noter que lors des conflits, les filles sont les plus touchées par la violence, le viol et autres infections liées au VIH. Selon la directrice générale de Plan-Mali, Fadimata Alainchar, la situation des filles a été longtemps ignorée. Pour elle le rapport vient à temps car, il met l’accent sur les besoins particuliers des adolescentes.

« La plupart du temps nous tentons d’apporter un modèle unique de réponse aux crises humanitaires alors que les besoins de secours et de protection sont largement différents, selon l’âge et le sexe. Comprendre les différents besoins des femmes, des filles, des garçons et des hommes doit être de la responsabilité de toutes les organisations humanitaires qui travaillent sur le terrain. Sans cela, nous échouerons dans notre mission et prendront beaucoup de temps et utiliserons inefficacement nos ressources déjà maigres dans ces océans de détresse » dixit Mme Alainchar.

Le rapport 2013 de Plan-Mali émet un certain nombre de recommandation à savoir : consulter les adolescentes dans toutes les étapes de la préparation aux catastrophes et de réponse ; Former et mobiliser des femmes afin qu’ elles travaillent avec les équipes d’intervention d’urgence ; Fournir des services ciblés pour les adolescentes dans les domaines clés de l’éducation, de la protection et de la santé sexuelle et reproductive ; mettre en place des financement pour la protection contre la violence liées au genre dès les premières phases de réponse d’urgence et enfin collecter des données désagrégées en fonction du sexe, de l’âge pour connaître les besoins des adolescentes et les intégrer dans la planification des programmes.

Khadydiatou Sanogo

Le 14 Octobre 2013