Partager

Le Mali a célébré, le 25 mai, la Journée de l’Afrique. En réponse à la crise alimentaire et nutritionnelle, l’Union Africaine a symboliquement décidé de consacrer l’Année 2022 « au renforcement de la résilience en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle sur le continent africain : Renforcement des systèmes agroalimentaires et des systèmes de production sanitaires et sociaux pour accélérer le développement socio-économique et du capital humain ».

Au plan national, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, a présidé la cérémonie de montée des couleurs à la Tour d’Afrique de Bamako, au nom du président de la Transition le colonel Assimi Goïta.  Une tradition respectée en cette journée mémorable pour l’ensemble du continent. 

« En ce jour mémorable pour l’Afrique, il me plaît d’affirmer ici toute ma fierté de voir toutes les communautés africaines mobilisées », a souligné le chef du gouvernement, dans un message publié par la Primature.  Selon le Premier ministre, au-delà de la symbolique, nous traduisons par ce geste une volonté exprimée dans toutes les Constitutions du Mali, qui stipulent que nous sommes prêts à renoncer à tout ou partie de notre souveraineté pour la réalisation de l’Unité Africaine. 

« Nous nous inscrivons par ce geste dans la voie tracée par les pères fondateurs de l’Union Africaine. Et tous les actes que nous posons concourent à la souveraineté de l’Afrique à son unité, à la paix », a poursuivi le Dr Choguel Kokalla Maïga, avant souligné que le destin de l’Afrique se joue en partie au Mali.  Le Premier ministre a salué à cette occasion l’engagement et la détermination des FAMa qui se battent jour et nuit pour notre souveraineté.

Dans une déclaration, le président de la commission de l’Union africaine a attiré l’attention sur les multiples auxquels font face les pays africains. Il s’agit entre autres, du terrorisme, de l’extrémisme violent et de la criminalité transnationale, la mauvaise gouvernance. 

Face à ces défis, a rappelé Moussa Faki Mahamat, l’Union Africaine a réagi rationnellement à travers une série d’actions dont la courageuse Réforme institutionnelle de l’Union africaine entreprise depuis 2016.  Au nombre des mesures figurent, la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), qui est entrée en vigueur en 2021, faisant de l’Afrique le plus grand marché commun du monde et accélérant l’intégration continentale. 

Le secrétaire général des Nations unies a réagi la célébration de la Journée de l’Afrique. Selon Antonio Guterres, « de belles perspectives s’ouvrent pour l’Afrique, notamment grâce au nombre croissant de jeunes et à leur dynamisme, à des initiatives telles que la Zone de libre-échange continentale africaine et la Décennie de l’inclusion financière et économique des femmes ». 

Le secrétaire général des Nations unies n’a pas oublié les défis du moment que sont la Covid-19 et la guerre en Ukraine qui a entrainé une crise de flambée des prix des denrées alimentaires, de l’énergie et des engrais, ce qui a des conséquences terribles sur la nutrition et les systèmes alimentaires. Des situations dont les conséquences se manifestent sur le quotidien des pays du continent qui connaissent, a-t-il signalé, des difficultés à mobiliser les ressources financières dont ils ont besoin pour investir dans leur population. 

Concernant le thème de 2022,  le secrétaire général des Nations unies a souhaité que le monde se montre solidaire avec tous les Africains et Africaines et unir ses forces pour améliorer la sécurité alimentaire et mettre la nutrition à la portée de toutes et tous.  Antonio Guterres a appelé à redoubler d’efforts pour mettre fin à la pandémie, réformer le système financier mondial, porter un coup d’arrêt aux changements climatiques et faire taire les armes dans tous les conflits.

Source: L’Essor