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Depuis le 25 février dernier se tient à Bamako, au CICB, un séminaire sur la formation stratégique au sein de l’espace communautaire de la CEDEAO. Y prennent part, des hauts responsables civils et militaires venant de la sous- région.

Ce séminaire aborde les questions de risques stratégiques et les défis majeurs qui affectent les efforts de la CEDEAO dans la prévention et la résolution efficace des conflits.

A l’ouverture, l’Ambassadeur des USA au Mali, Mc Culley a salué l’implication des plus hautes autorités maliennes. La dernière visite, en Afrique du président des Etats-Unis, Georges Bush, a permis, selon le diplomate, d’amplifier la politique extérieur des USA. Pour Mc Culley, le contexte actuel est également marqué par une certaine amélioration apportée dans la politique transfrontalière des Etats-Unis basée aujourd’hui sur le concept de partenariat.

Il a révélé que pour le premier mandat du président Bush, les USA ont quasiment triplé leur aide publique au développement en direction de l’Afrique. Autant de signes qui témoignent des bonnes relations entre le continent africain et les USA qui prennent part, aujourd’hui, à un meilleur ancrage de la paix en Afrique.

La tenue du séminaire qui concerne l’espace CEDEAO, est pilotée par le Centre d’études stratégiques de l’Afrique (CESA) dont les experts prennent également part à la rencontre.

« Je voudrais saisir cette heureuse occasion pour rendre un hommage mérité au Centre d’études stratégiques de l’Afrique qui, à travers la tenue d’ateliers et de formations diverses et variées, nous permet d’enregistrer des succès remarquables dans l’édification d’un ensemble CEDEAO cohérent et solidaire… », a indiqué, dans son allocution d’ouverture, le ministre de la défense et des anciens combattants, Natié Pléa, qui note l’importance « des défis qui affectent encore les efforts sous régionaux dans la prévention et la résolution efficace des conflits ».

Pour lui, il s’agit, à l’occasion de cette rencontre, d’appréhender l’expérience des acteurs sociopolitiques ainsi que les rôles et responsabilités respectifs afin de déterminer les voies et moyens les plus réalistes de la planification stratégique en Afrique de l’ouest.
« Le défi qui nous interpelle consiste à renforcer les institutions démocratiques afin de garantir les droits et libertés permettant à nos populations de s’épanouir pleinement dans un monde plus juste, stable et pacifique », a-t-il conclu.

Dans une présentation qui donne une large vue sur la problématique de la gestion des conflits en Afrique et les dispositions mises en œuvre dans le cadre de la lutte contre la montée des mouvements terroriste, Ibn Chambas, le président de la commission de la CEDEAO a fait une longue communication qui fait l’évaluation des menaces et risques émergents et actuels en Afrique de l’ouest.

Oumar Diamoye

28 Février 2008.