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jpg_une-49.jpgLes commerçants aux abords du barrage ainsi que les usagers du pont reliant les secteurs 23 et 24 à la ville n’en croient pas leurs yeux. Un jeune homme d’une trentaine d’années sur sa Sanili moto poursuivant une femme. Coup de pied, gifle, insulte de tout genre. Qu’est-ce qui a bien pu se passer pour qu’il en arrive là ? C’est la question que plusieurs se posent.

Le couple s’était uni, il y a maintenant plusieurs années. Mais les dieux de la grossesse avaient refusé de visiter le couple, malgré les efforts et les sacrifices consentis. En Afrique et plus particulièrement dans nos pays, les enfants constituent la condition sine qua non pour une vie de famille heureuse. C’est l’aboutissement normal de la relation, la raison même du mariage. On se marie pour avoir des enfants. Notre société est aussi complice. La famille qui n’est pas en mesure d’en avoir est indexée et considérée comme victime d’un mauvais sort. Malgré tout, Adama et sa femme, puisque c’est d’eux qu’il s’agit, s’efforçaient et avaient même réussi à donner l’impression d’être au-dessus des commérages. Mais leur vie quotidienne, plusieurs personnes savaient qu’elle n’était pas aussi rose, vu les échauffourées qui éclataient entre les deux êtres, le moindre malentendu étant source de conflit.

Malgré tous ces problèmes, le couple s’est maintenu pendant des années, jusqu’au jour du 8 Mars 2008 où madame décide de se débarrasser de son mari pour un autre. Depuis le jeudi 06 mars, madame Adama avait abandonné le foyer conjugal pour deux jours de plaisir avec son amant. Celui-ci lui avait promis le mariage, mais à condition qu’elle quitte Adama. C’est de retour de son travail aux environs de 18 heures qu’Adama a remarqué l’absence de sa femme. Il pensa immédiatement qu’elle était allée chez ses copines ou chez ses parents. 22 heures, 0 heure, il commença à s’inquiéter!

Il partit donc à sa recherche. Partout où il passait, la réponse était la même : « Elle n’est pas venue ici. Il y a longtemps d’ailleurs qu’on l’a aperçue ». Cela ne faisait qu’aggraver l’anxiété d’Adama qui se demandait avec angoisse ce qui avait bien pu arriver. Toute la journée du vendredi, notre Adama la consacra à la rechercher de sa femme, du matin au soir. La nuit du vendredi fut longue pour Adama. Le matin du samedi 8 Mars, il décide de porter l’affaire devant la police. Aux environs de 8h, sur sa Sanili, Adama traversa le pont du barrage, puisqu’il réside au secteur 24, pour se rendre au commissariat central afin de faire une déclaration sur la disparition de sa femme : tout juste après avoir franchi le feu vert, il l’aperçoit dans les bras d’un autre. Les deux complices n’ont pas trouvé meilleur endroit pour s’ébattre que les abords du barrage à côté du pont!! Adama qui reconnut sa femme au premier coup d’œil arriva à leur hauteur. Son épouse, qui étreignait l’autre sur sa P50, abandonna celui-ci pour prendre la tangente.

Adama, sans autre forme de procès, la poursuivit. Il réussit à lui infliger une petite correction avant l’intervention des passants. « Ce n’est pas mon amant. Je lui ai demandé un service », disait-elle à qui voulait l’entendre. Son amant qui sentait la situation se dégrader prit la fuite sans crier gare.

Madame Adama, aux dires des gens, présente malgré sa stérilité une « périphérie » hors pair et un « chassis » dans un type de forme communément appelée « coca-cola ». Il paraît que ce genre de forme est à la page et très prisée par les hommes. Et d’ajouter que ce n’était pas la première fois que son mari la surprenait en flagrant délit.

Pendant que certaines se battent pour l’amélioration des conditions de la femme, d’autres trouvent le moyen de s’adonner à des pratiques non recommandables. Comme on aime le dire « ce que femme veut, Dieu veut, mais ce que Dieu veut femme s’en fout ».

Kibsa KARIM pour l’Hebdo