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Dans le district, chaque soir vers 21h, dans les rues comme dans les maisons, nombreux bamakois s’agglutinent autour de leur petit écran pour suivre une émission qui les passionne de plus en cette période de vacances.

En effet, sur la chaîne de télévision Africable, une émission intitulée « Case Sanga » signifiant « Case de la célébrité en langue bambara », est diffusée chaque jour à cette heure-ci.

« Case Sanga » est conçue comme un tremplin musical mettant en compétition de jeunes artistes prometteurs à Bamako. A la clef pour le gagnant de l’aventure : l’enregistrement d’un album dans des conditions professionnelles avec promotion assurée sur la chaîne du continent (AFRICABLE), puis une tournée en Europe en compagnie de la Diva de Wassoulou, Oumou SANGARE, qui est marraine de l’émission et la somme de 3 millions de Fcfa.

L’émission a pour vocation principale de promouvoir la culture manding et cela en partenariat avec AFRICABLE et le soutien du ministère de la Culture du Mali.

Ce projet artistique et audiovisuel vise à découvrir, former et promouvoir les jeunes talents de demain vivant au Mali quelque soit leur nationalité. Case Sanga est aussi une émission d’information concernant le monde artistique en Afrique (métiers, industrie du disque, droits d’auteurs..). L’émission est produite par Blonba, Fanaday Entertainement et Africable.

Tout le monde veut savoir que font les lauréats durant la semaine. Qui des deux nominés actuels Sissoko ou Traoré, va quitter l’émission ce soir? Qui des lauréats actuels, Mahamadou Dembélé, Cheick Siriman Sissoko, Michelle Kaniba Traoré, Pamela Badjégo, Mohamed Diaby, va aller en finale ? Bref, chacun soutient son candidat.

Les délibérations du jury qui se font lors des concerts qui ont lieu tous les vendredi au palais de la culture Amadou Hampaté Ba sont suivies par des milliers de spectateurs.

L’émission « Case Sanga » ne passionne non seulement pas que les maliens, mais également, les africains et les européens, car Africable est sur satellite.

Les organisateurs reçoivent beaucoup de réactions de l’extérieur. La dernière en date est celle provenant du secrétaire général du Conseil de la jeunesse malienne en France. Yaya Traoré a ainsi profité de son séjour à Bamako pour, dit-il, apporter le salut de ses camarades de la France.

Les jeunes Maliens sont particulièrement fiers de cette émission peu usitée sur le continent.
Yaya Traoré a été reçu à la résidence de création que les jeunes ont intégré depuis le 1er juillet dernier. Une résidence dans laquelle, ils travaillent sereinement leur morceau de musique en compagnie d’un orchestre et de différents encadreurs.

L’émission « Case Sanga » qui signifie littéralement la case du succès, est diffusée tous les soirs à partir de 21 heures sur Africable. En plus des résultats du concours hebdomadaire, elle rend compte de la vie des jeunes au sein de la résidence. Ce concours de musique a mis aux prises plus de 200 postulants au départ. Il ne restait plus que 8 candidats en lice au début de la phase ultime. Et chaque semaine, un des concurrents est éliminé.

Initié par deux jeunes Maliens, Baba Diarra et Papa Wane, les images sont filmées et réalisées par l’entreprise culturelle Blonba et diffusée par Africable.

La principale difficulté demeure pour le moment, les finances. En effet, les sponsors se font prier pour mettre la main à la poche. Les organisateurs se font, par conséquent, des soucis pour faire face aux nombreuses charges actuelles.

Au terme de cette phase appelée « Prime time« , il n’y aura qu’un unique vainqueur. A la clef pour ce grand gagnant de l’aventure : l’enregistrement d’un album et sa promotion garantie sur Africable. Il empochera également 3 millions de Fcfa et bénéficiera d’une tournée en Europe.

Il s’agit de la première émission de télé réalité au Mali, et le succès est plein. De grands noms de la scène musicale malienne se succèdent chaque semaine à l’occasion du prime-time, et participent de ce fait à la réussite du show. Des célébrités telles Habib Koïté, Oumou Sangaré (qui en est d’ailleurs une des marraines), Nafi Diabaté, Mangala Camara, Djénéba Seck et Didier Awady du Sénégal y ont déjà passé.

Culturelle et divertissante, elle porte en elle même tous les « outils » nécessaires à son succès. Tremplin pour l’émergence de jeunes talents au Mali, le concept, déjà bien connu dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique, vise évidemment à faire de l’audience mais aussi à découvrir, former et accompagner les jeunes artistes de demain.

Ainsi, chaque semaine, le rêve de l’un des concurrents arrivera à son terme dès la fin du show et pourtant l’opération continue d’éveiller en chacun de ses dizaines de milliers de spectateurs et de millions de téléspectateurs le désir d’être connu et reconnu. D’ailleurs les huit sélectionnés le sont d’ores et déjà, dès lors que le phénomène « Case Sanga » a connu une telle ampleur.

Vendredi dernier, au passage de notre équipe, le spectacle battait son plein, le stress grandissait et le public était excité. Le Palais de la culture devenu, à l’occasion de l’émission, salle des fêtes et piste de danse est pris d’assaut par des centaines de spectateurs, de véritables supporters, défenseurs d’un camp ou de l’autre.

Alors que les cris fusent de tous côtés et que les banderoles surgissent de part et d’autre, les derniers morceaux et interprétations défilent sous les yeux d’un public conquis. Le suspense est à son comble quand vient le moment des résultats du vote et de l’annonce des prochains nominés. Les visages se crispent et les mains se contractent.

C’est un membre du jury qui prendra la charge d’annoncer les résultats du vote, accompagné de Aiché Baba Keïta, présentatrice de l’émission, celle là même qui a été la deuxième dauphine de Miss ORTM 2005.

Cris de joie et cris de peine, si le rêve de certains s’éteint ou s’affaiblit, celui d’autres continue de grandir. Ils ne sont plus que cinq et la compétition deviendra chaque jour encore plus intense, l’étau se resserre.

Le vainqueur sera désigné en septembre, à l’occasion de la finale de cette première édition de « Case Sanga« , première édition car son succès ne fera certainement pas d’elle la dernière.

Source : L’Essor

Pour en savoir plus sur « Case Sanga »: http://www.casesanga.org/index.html

17 août 2007.