Partager


Après le franc succès qu’a connu la 1re édition de Case Sanga, ses initiateurs ont échangé avec la presse pour non seulement en faire le compte rendu, mais aussi pour dissiper certaines rumeurs en apportant des clarifications.

La société de promotion culturelle et de divertissement « Fanaday Entertainment » , initiatrice de la 1re édition de Case Sanga, a animé un point de presse hier à son siège à côté de l’Institut du Sahel à Badalabougou-Est.

Ander Baba Diarra et Papa Ouane, respectivement DG et DGA de « Fanaday Entertainment » n’ont pas caché leur satisfaction quant au bon déroulement de cette 1re édition, qui a enregistré beaucoup de points positifs.

D’abord, ont-ils dit, le planning d’exécution a été respecté jusqu’au bout, ce qui n’était pas évident vu les réalités africaines. Ensuite, ils se réjouissent de la mobilisation et de l’engouement que Case Sanga a suscités au Mali, en Afrique et même en Europe.

Au Mali, la preuve en est que la salle Bazoumana Sissoko a toujours fait le plein lors des prime-time. Un autre point de satisfaction : c’est la qualité des prestations des lauréats. Aux dires des conférenciers, ces derniers ont relevé le défi de pouvoir interpréter avec « justesse et professionnalisme » en tandem avec l’orchestre devant 3000 personnes, sans surtout oublier le fait qu’ils étaient à leur première expérience.

« Les jeunes ont chanté comme Salif Kéita et autres grandes vedettes » , s’est félicité Ander Baba Diarra. « Fanaday Entertainment » se félicite aussi de la présence massive des sponsors qui n’ont pas hésité à l’accompagner. Toutes choses qui ont contribué à faire de cette édition initiale un succès dans la réalisation duquel Africable, Blonba Production et la marraine Oumou Sangaré ont joué un rôle prépondérant. Les conférenciers ont manifesté leur profonde gratitude envers eux.

Tout n’a pas été rose cependant. Les initiateurs ont dit avoir rencontré beaucoup de difficultés au niveau de l’organisation et à cause de la réticence des gens à les accompagner au départ. « Vous partez, vous leur parlez de Fanaday Entertainment qu’ils ne connaissent pas. Ils ne vous aident pas parce qu’ils ne sont pas sûrs que le projet va réussir » , a souligné Ander Baba Diarra.

Précisions

Quant au cas Mamadou Dembélé alias Dabara, le lauréat, les conférenciers ont tenu à lever toute équivoque. Selon eux, leurs textes précisent que le vainqueur final a bel et bien droit à 3 millions de F CFA, mais que l’attribution de cette somme est conditionnée à des préalables. Ainsi, ont-ils précisé, deux jours après la finale, Dabara a perçu 1 million de F CFA et le paiement du reliquat (deux millions) est lié à la signature du contrat de production.

« Nous sommes une structure organisée et nous voulons changer les choses au Mali. Nous ne pouvons pas donner tous les sous à Dabara sans avoir aucune garantie qu’il va s’acquitter de ses engagements. Il y a des conditions à remplir d’abord » , a indiqué Ander Baba Diarra.

Il a ajouté que les deux millions de Dabara « sont là en espèces » et que c’est à lui de venir les récupérer en signant le contrat et en entamant l’enregistrement de l’album. «Il ne pourrait d’ailleurs pas avoir de tournée sans album » , a-t-il continué.

Tout au long de la résidence, chaque lauréat avait 20 000 F CFA, au moins deux tenues par prime-time dont la valeur est comprise entre 50 000 FCFA et 200 000 F CFA et le lauréat éliminé rentrait à la maison avec un chèque de 100 000 F CFA.

Tout en réitérant leur confiance aux membres du jury, les conférenciers ont précisé que le vote du public avait droit à 60 % et le jury 40 % dans le choix du vainqueur de chaque prime-time.

Les organisateurs affirment avoir atteint une certaine maturité et tiré beaucoup d’enseignements de cette première expérience qu’ils mettront à profit pour la tenue de la seconde édition qui sera lancée en janvier prochain.

D’ores et déjà, « Fanaday Entertainment » s’attelle à produire un album pour les 8 lauréats de la phase finale.

Ogopémo Ouologuem

(stagiaire)

19 septembre 2007.