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La crise, qui a éclaté au sein du Bdia/Faso jigi suite à la démission de plusieurs responsables de son bureau exécutif national (Ben) à l’issue de son dernier congrès ordinaire en 2005, continue de secouer les puces de certains organes de ce parti dont le Ben qui était samedi face à la presse.

Le bureau exécutif national du Bdia/Faso jigi a animé en son siège une conférence de presse sur les défections qui ont récemment eu lieu. « Il y a quelques semaines, précisément le 26 janvier 2008, les médias faisaient état d’un événement qui concernait le Bdia/Faso jigi. Il s’agit notamment de l’adhésion de certains de nos anciens responsables à l’URD », a introduit Souleymane Makamba Doumbia, président du Bdia, principal conférencier.

Et de poursuivre que cette situation trouve son origine dans une crise qui a éclaté au sein du Bdia, suite à la démission desdits responsables à l’issue du congrès ordinaire du parti, tenu les 28 et 29 mai 2005 et qui a consacré la mise en place d’un nouveau bureau exécutif national dans les conditions de transparence et de démocratie et conformément aux textes du parti.

Le président Doumbia a indiqué que ce n’est pas un plaisir pour un parti que des responsables quittent. « Mais, a-t-il précisé, leur départ a permis d’instaurer au sein du parti une certaine sérénité. Cela nous permettra de nous consacrer au travail. Nous avons élaboré un plan d’action. Nous allons nous étaler sur ce plan pour redynamiser le parti. Le Bdia/Faso jigi a actuellement plus de 200 conseillers communaux. Nous allons faire en sorte que nous puissions dépasser cela en 2009 ».


Aucune nouveauté

A la question de savoir si l’adhésion des anciens responsables de son parti à l’URD mettra en cause la relation des deux partis, Souleymane Makamba Doumbia a rétorqué que son parti continuera son partenariat avec l’URD sans tache, sans nuance. « Leur départ ne nous a causé aucun problème. Et ça nous met pas en mal avec l’URD. S’il fallait tenir compte à tous cela, les partis n’allaient pas s’entendre », a-t-il expliqué.

Pourquoi la négociation a-t-elle échoué ? M. Doumbia a répondu que « la tentative de réconciliation a commencé avant, au cours et après le congrès. Nous avons tout fait. Nous avons été obligés de les remplacer après plusieurs mois d’absence. Nous avons tous fait pour qu’ils ne partent pas. Nous regrettons leur départ. La porte ne leur sera pas définitivement fermée quand ils seront de retour », a ajouté Mohamed Kéita, son 1er vice-président.

En ce qui concerne la démission de plus de 30 sections, M. Doumbia indiquera qu’« à la direction nationale, nous n’avons enregistré la démission d’aucun comité, d’aucune sous-section encore moins d’une section du Bdia/Faso jigi. Si tel était le cas, ils ne se seraient pas privés de publier la liste des organes ayant fait défection ». Il développera que « c’est la propagande pure et simple. Si plus de 30 sections démissionnent, le Bdia ne va plus exister».

Le parti de feu Tiéoulé Mamadou Konaté qui fut, aux termes des élections générales de 1992, la deuxième force politique dans notre pays, serait présentement, selon ses dirigeants, en butte à des tentatives de déstabilisation.

Sidiki Doumbia

(stagiaire)

11 février 2008.