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Pour éviter à certains membres de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) de prélever illégalement des sommes sur les bourses, les autorités scolaires ont bancarisé les opérations de paiement de la bourse. Mais le hic c’est que désormais les files indiennes se forment dès 23 heures devant les guichets Ecobank. Donc le calvaire continue.

Les mots des étudiants que nous avons rencontrés en disent long sur leur souffrance. «Le désordre est total ! Ecobank n’arrive pas à respecter ses calendriers de distribution des cartes. C’est l’organisation même de cette banque qui est mise en cause», dénonce Karim Mariko étudiant à la Faculté des sciences juridiques et politiques (FSJP). «Depuis une année j’attends ma carte. C’est la confusion entre anciens et nouveaux étudiants», a dit pour sa part Awa Sall étudiante à la FLASH. «De Juin dernier à nos jours, j’ai déposé mon dossier trois fois toujours sans suite. Si demain les étudiants partent en grève, les gens diront qu’on a commencé alors qu’on vit dans les conditions inexplicables», s’insurge Moussa Ag étudiant 4è année unilingue.

Finalement, les étudiants réclament aujourd’hui le retour à l’ancien système. Car selon certains d’entre eux, cette situation ne profitent qu’à ceux qui ont pris l’initiative de domicilier leurs maigres bourses à Ecobank. Ils se disent prêts à utiliser tous les moyens légaux pour que les autorités scolaires mettent fin à leur souffrance. Ces dernières et les responsables de Ecobank mangent-ils ensemble dans la même assiette?

À suivre…

Lassana Coulibaly

Ciwara Info du 23 février 2012