Partager

Difficile de quitter une localité où l’on a fait un long séjour sans avoir des remords. Mais quand des évènements malheureux surviennent après soi comme les attaques du 12 janvier 2012 de la rébellion touareg à Ménaka et à Agel -Hoch, on peut se dire qu’on a eu de la chance, et on se rappelle dans le contexte de l’adage qui dit que « A quelque chose malheur est bon… ». Mais cette réjouissance peut être de courte durée quand on pense à la longue liste d’amis, collaborateurs qu’on a abandonnés inconsciemment dans une situation de guerre civile qui à la longue, ne profite à aucune partie…

Pourtant, ces évènements ne sont nullement une surprise pour moi au regard de l’atmosphère qui prévalait sur le terrain caractérisée par des attaques à mains armées, des enlèvements de véhicules et de motos dans la ville de Gao et ses environs, des vols de bétail, des prises d’otages avec parfois mort d’hommes, destruction des symboles de l’Etat etc.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que la psychose était déjà à son comble au dernier trimestre de l’année 2011 avec le retour des combattants de la Libye qui ont été accueillis en héros par les autorités du pays avec leurs armes et arsenal de guerre sans daigner évoque la question.

Tous ces actes d’insécurité chronique n’étaient que les signes avant-coureurs d’une rébellion armée qui se préparait.

De nombreux appels ont été lancés par les communautés sédentaires des régions du nord Mali dans leur majorité, invitant l’Etat à prendre toutes ces responsabilités pour assurer l’intégrité du territoire national et la protection des personnes et leurs biens, à travers des meetings organisés à cet effet, notamment celui de Bourem courant novembre 2011.

07 Février 2012