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Organisée par l’Association des Editeurs de la Presse Privée (ASSEP) en partenariat avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), une caravane de presse a sillonné du vendredi 7 au samedi 8 juillet, les villes de Kolokani, Diéma, Nioro du Sahel et de Kayes.

Avec pour objectif: de permettre aux hommes de média d’évaluer le processus d’enrôlement des assurés de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) dans le nouveau système biométrique, qui se veut un rempart contre la fraude.

Conduite par Bassidiki Touré, secrétaire général de l’ASSEP et Dr. Adama Fofana de la CANAM, une caravane de presse a sillonné du vendredi 7 au samedi 8 juillet, les villes de Kolokani, Diéma, Nioro du Sahel et de Kayes. Organisée par l’Association des Editeurs de la Presse Privée (ASSEP) en partenariat avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CANAM), environ une trentaine de journalistes ont pris part à la caravane. Qui avait pour but d’édifier les journalistes sur le processus d’enrôlement des assurés AMO dans le nouveau système biométrique. Un nouveau dispositif qui vise à lutter efficacement contre la fraude.

C’est à Kolokani dans la région de Koulikoro, que la délégation de journalistes s’est rendue pour la première étape de la caravane, où ils ont visité le Centre de Santé de Référence (CSREF). Au cours des échanges avec l’équipe médicale, le Médecin Chef Etienne Coulibaly a rassuré que l’AMO fonctionnent normalement à Kolokani. Mais le seul bémol pour lui, c’est que le centre de santé manque de dispositif pour identifier les patients afin de s’assurer s’ils sont à jour de leur paiement AMO ou non.

Après quelques minutes d’échanges la délégation a mis le cap sur Diéma, dans la région de Kayes. Et au centre de santé de référence de Diéma tout comme celui de Nioro du Sahel les constats sont les mêmes. Le problème de manque de dispositif d’identification des patients assurés se pose partout. Le représentant de la CANAM, Dr Adama Fofana a dit avoir pris bonne note et a promis de faire remonter cette doléance à sa hiérarchie.

Au deuxième jour de la caravane, le samedi 8 juillet, les journalistes ont été édifiés sur le nouveau système biométrique de la CANAM, à travers un exposé présenté par Sériba Traoré, agent de la CANAM. C’était à la faveur d’un atelier qui avait pour thème : « Enrôlement biométrique des assurés. Quel impact sur la fraude ». La cérémonie d’ouverture a été coprésidée par le représentant du gouverneur de Kayes Cheicknè Moulaye Baba, le représentant du maire de Kayes, Mahamadou Diallo, le directeur général adjoint de la CANAM, Oumar Thiémoco Sangaré, et le président de l’ASSEP, Birama Fall.

Dans son discours prononcé à la cérémonie d’ouverture, le DGA de la CANAM, Oumar Thiémoco Sangaré, a salué les hommes de média pour leur accompagnement. Il a rappelé qu’à ses débuts la CANAM avait connu des difficultés liées au déficit de communication. Raison pour laquelle, dit-il, la CANAM a inscrit la communication au cœur de ses actions pour bien sensibiliser les populations sur les avantages de l’AMO.

Qui selon lui, a pour but de faire baisser la barrière d’accès aux soins. A sa suite, le président de l’ASSEP, Birama Fall, dira que l’AMO est l’une des meilleures reformes jamais initiée par le Mali.

« Aujourd’hui, ils sont des centaines de nos concitoyens qui bénéficient de ses bienfaits et ne cessent de louer son initiative. Plusieurs pays s’en inspirent comme la Côte d’Ivoire, la meilleure initiative en matière de couverture de santé universelle » a déclaré le président de l’ASSEP, Birama Fall. Qui poursuit plus loin en ajoutant que la carte biométrique à puce est un outil très efficace dans la lutte contre la fraude de substitution ou d’usurpation d’identité, phénomène qui s’est rependu avec les anciennes cartes de l’AMO.
« Les avantages de la biométrie dans le système de gestion de l’AMO, sont incommensurables, car avec la biométrie, la vérification de l’identité permet d’authentifier le détenteur de la carte. Ainsi aucune carte ne peut être utilisée pour une prestation AMO si elle n’est pas authentifiée et si elle n’est pas lue par le kit d’authentification et de lecture de la carte.

C’est cette authentification qui permet l’accréditation et la reconnaissance de la prestation par la CANAM » a expliqué le président de l’ASSEP, Birama Fall.

Qui a par ailleurs rappelé que les précédentes caravanes dans les villes de Ségou, et Sikasso ont consisté pour les hommes de média de s’enquérir de l’opérationnalisation de l’AMO, en visitant des centres de santé, des pharmacies et des structures conventionnées par la CANAM. Tandis qu’à Koulikoro, la mission a consisté à recueillir des informations sur le système intégré de l’AMO comprenant des serveurs, des équipements d’enrôlement biométrique et de production de cartes biométriques couplées avec le NINA.

Lassina NIANGALY

Du 11 Juillet 2017