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Pour avoir foulé aux pieds les textes en la matière, des conseillers pédagogiques du Cap de Kalabancoro sont dans le collimateur des enseignants pour les enseignants, ils sont responsables du mauvais choix des correcteurs des épreuves du DEF 2014. Ils demandent l’ouverture d’une enquête par les autorités du département de l’Education nationale.

L’examen du diplôme d’études fondamentales (DEF) a été caractérisé par une fuite généralisée des sujets. Pour ce fait gravissime, le directeur du Centre des examens et concours, Bakoli Ballo a été suspendu et une enquête a été ouverte. Dans l’attente des conclusions de l’enquête pour situer les responsabilités ont débuté la semaine dernière les corrections des feuilles du DEF. A ce niveau, une véritable mafia refait surface au Cap de Kalabancoro. Des conseillers pédagogiques du Cap en complicité avec des directeurs d’écoles ont pris la mauvaise habitude de mener leurs propres business en foulant au pied les textes de sélection des surveillants et correcteurs.

Les textes autorisent les directeurs d’écoles de donner des noms des professeurs du second cycle pouvant être retenus pour surveiller et corriger le DEF. Les noms définitifs sont arrêtés par le directeur du Cap de concert avec les conseillers. Il a été remarqué que des directeurs d’écoles en lieu et place des titulaires des classes du second cycle valident les noms des maîtres stagiaires. Parfois, cette liste est complétée par des maîtres du premier cycle. Une fois cette liste sur le bureau du Dcap, le réseau de conseillers affairistes a le choix de la valider ou la modifier.

Généralement, il arrive qu’à ce niveau, ces conseillers au Cap revoient la liste en rajoutant les noms des proches en violation des critères préalablement établis. Pour la correction des feuilles du DEF 2014, il nous revient que certains correcteurs ont été retenus sur la liste définitive par des conseillers du Cap moyennant une ristourne qui oscille entre 20 et 30 % des frais de corrections. « La pratique est connue de tous au Cap de Kalabancoro.

Malgré nos protestations et dénonciations elles continuent de plus belle au vu et su du directeur du Cap qui à notre avis, est de mèche avec la bande de conseillers affairistes », se désole un enseignant titulaire d’une classe de 9è d’une école du groupe scolaire Mamadou Kounta. Un autre ajoute que les conseillers se vengent des enseignants protestataires, leurs noms sont proposés pour la mutation. « Nous ne voulons plus de ces conseillers. Nous lançons un appel aux responsables du département de venir faire des investigations sur cette situation qui a trop duré et qui déstabilise le système éducatif malien », a laissé entendre une enseignante.

Un membre d’une association des parents d’élèves a dénoncé l’acte des conseillers. Pour lui, dans les jours à venir, ils vont approcher le directeur du Cap et l’académie de Kati afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire. Approché, un conseiller dudit Cap, affirme ne pas être à courant de tels actes. Font-ils partie de ce vaste réseau mafieux à démanteler ? Seules des enquêtes sérieuses pourraient le dire. D’ores et déjà, les responsables du département de l’éducation nationale sont interpellés. Vivement l’ouverture d’une enquête.

A.S.

18 Juin 2014