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Ceux qui doutaient encore de la volonté de l’opérateur économique, Jeamille Bittar, à se porter candidat doivent finalement se détromper.

Les candidatures à l’élection présidentielle prochaine sont entrées dans une phase active. Le 24 février, la cour constitutionnelle a ouvert la voie en appelant les citoyens intéressés au test du suffrage à se porter candidats. Aux termes de la loi électorale, tout citoyen jouissant de ses droits civiques peut se porter candidats à l’élection présidentielle.

Si les intentions déclarées se manifestent toutes, près d’une trentaine de personnes s’affronteront au premier tour. Les prétendants doivent déposés à la cour constitutionnelle, une déclaration de candidature comportant un certificat de nationalité, un extrait de naissance ou de jugement supplétif, un casier judiciaire datant de trois mois au plus et une caution de dix millions de Francs remboursables à 50% pour les candidats ayant obtenu 5% au moins des suffrages exprimés lors du 1er tour de l’élection présidentielle.

La candidature doit mentionner les noms, prénoms, profession, domicile, date et lieu de naissance du candidat. En outre, le candidat doit indiquer la couleur pour l’impression de son bulletin. Selon la loi électorale, chaque déclaration de candidature doit recueillir la signature légalisée «d’au moins dix (10) députés ou cinq (5) élus communaux dans chacune des Régions et du District de Bamako.»
C’est au sein du Parti pour le Développement Economique et la Solidarité (PDES) qu’un festival de candidatures est attendu. Le parti ne présentera pas de candidat officiellement mais l’intention de beaucoup de ses leaders a flirté mettant le parti proche du président de la République dans un réel embarras.

Son premier vice-président a décidé de prendre date avec l’histoire. Jeamille Bittar a déposé sa déclaration de candidature dans l’après midi du mardi 28 février et s’est fait parrainé par des conseillers municipaux. Bittar est président de la chambre de commerce et d’industrie du Mali et du conseil économique, social et culturel (une institution de la République).

Outre Bittar au sein du PDES, la volonté présidentielle de l’ancien ministre de l’énergie et des mines, le Dr. Ahmed Sow, actuellement conseiller spécial du président de la République, est aussi fortement probable. Celui-ci est président d’honneur du parti.

Seydou Coulibaly

01 Mars 2012

©AFRIBONE