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Le président du Parti de la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, n’est plus candidat à l’élection présidentielle du 28 juillet 2013. Annonçant son retrait hier, au siège de son parti à Bolibana, il a estimé que le Mali n’est pas en mesure d’organiser les élections à Kidal et que les cartes Nina n’ont pas été acheminées dans la plupart des camps de réfugiés.

Hier en conférence de presse, Tiébilé Dramé, a annoncé qu’il n’est plus candidat à l’élection présidentielle prévue dans 12 jours. Selon lui, il a retiré sa candidature le mardi 16 juillet 2013, car, selon lui, le retour de l’Etat dans les cercles et communes des régions du Nord, Kidal précisément, est loin d’être effectif.

En effet, le candidat de l’Alliance populaire pour la renaissance nationale a également estimé que les cartes Nina n’étaient pas toujours distribuées dans les communes de cette région. En fait, dira-t-il, la région de Kidal ne votera pas pour cette élection cruciale alors que l’accord de Ouagadougou était destiné à favoriser la tenue du scrutin présidentiel sur tout le territoire national.

« A 12 jours du 28 juillet, les cartes Nina n’ont pas été acheminées dans la plupart des camps de réfugiés dans les trois pays d’accueil (Burkina, Mauritanie et Niger) ou, au total, moins de 10 % des 200 000 réfugiés ont été inscrits sur les listes. Voici une des raisons de mon retrait« , a-t-il fait valoir.

Aux dires de M. Dramé, des milliers de déplacés internes s’interrogent encore s’ils pourront voter le 28 juillet. En plus de cela, « dans les 465 villages du Mali, le nombre d’électeurs potentiels varie entre 1 et 10« .s

Il a également rappelé que l’établissement des listes électorales à Kidal s’est fait en quelques heures dans la journée du 10 juillet de manière illégale. « Ce qui s’est passé à Kidal le 10 juillet n’a été qu’une mise en scène, parce que la DGE avait exigé d’avoir les listes de Kidal au plus tard le 11 juillet, faute de quoi, elle ne pourra pas garantir la tenue de l’élection le 28 juillet« , a dévoilé M. Dramé.

Il a dit que c’est devant le silence de la Cour constitutionnelle, compétente en matière de contentieux relatif à l’organisation et à la tenue de l’élection présidentielle et devant la détermination des autorités à tenir cette élection malgré l’impréparation manifeste, qu’il est obligé de retirer sa candidature.

« Nous n’avons pas confiance à un processus électoral bâclé, conduit dans l’autisme. Toutefois, nous ne voudrons pas gêner, notre foi en notre pays et en son avenir reste totale malgré les incertitudes du moment« , a terminé le secrétaire général du Parena, Djiguiba Kéita, précédemment directeur de campagne du candidat Dramé.

Sory I. Konaté

Omar Sacko

(stagiaires)

18 Juillet 2013