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Large vainqueur 3-0 de la Zambie, vendredi au stade Modibo Keïta, le Mali s’est qualifié pour la phase finale du tournoi qui se déroulera en mars 2013 en Algérie. Samba Diallo par deux fois, (38e et 70e min) et Tiécoro Keita, (56e min), ont été les bourreaux des Chipolo-chipolo boys.

L’histoire retiendra que les Aiglons ont été les premiers à valider leur ticket sur le terrain pour Alger 2013. Vendredi, les nôtres se sont qualifiés pour la phase finale en battant largement la Zambie 3-0 au match retour du dernier tour des éliminatoires. 24h plus tard, les Aiglons seront suivis par les Ecureuils juniors du Benin qui ont défait le Sénégal (1-0) à Dakar après le 3-1 infligé à l’aller à Cotonou. Les Panthères juniors du Gabon, après 2-2 à Ouagadougou, ont confirmé à domicile face au Burkina Faso (2-0) tandis que les juniors de la RD Congo ont renversé complètement le cours du destin des Lionceaux camerounais, en gagnant 4-1 à Kinshasa alors qu’ils s’étaient inclinés 0-2 à l’aller à Douala.

Dans une belle ambiance festive au stade Modibo Keita avec huit ministres dans les gradins dont le vice-ministre zambien des Sports et des Loisirs, le match Mali-Zambie a été rythmé et ouvert dès les premières minutes. Si la rencontre a difficilement tourné à l’avantage des Maliens, le spectacle a été au rendez-vous avec de nombreuses occasions et trois buts à la clé. Alors que les Zambiens étaient venus avec l’ambition de presser haut et de développer du jeu ce qu’ils ont tenté de faire en début de match avec notamment des incursions splendides dans la surface malienne, ponctuées de tirs sur lesquels le keeper capitaine Aly Yirango demeurait imperturbable. Bien en place collectivement, les poulains du sélectionneur Moussa Keita dit Dougoutigui tardent a enflammer le stade Modibo Keita.

Même si Samba Diallo, (8è et 22è min) et Adama Niane, (23è min) ont titillé l’arrière-garde zambienne, ils ont tardé cependant à profiter de la faiblesse invraisemblable de la défense adverse pour se procurer une pluie d’occasions pendant la première demi-heure de la rencontre. Malgré de bonnes intentions affichées, les jeunots de Lusaka ont été balayés par des Aiglons maliens, avec trois buts encaissés dans la dernière demi-heure de jeu. Ce qui impressionne peut-être le plus, c’est la manière dont les joueurs de Dougoutigui ont géré cette rencontre. Sûrs de leur force, ils se sont appuyés sur des ingrédients simples mais diablement efficaces. Une défense solide et roublarde. Boubacar Diarra, Ousmane Keita, Issaka Samaké et Mahamadou Traoré sont demeurés très complémentaires sur le rempart tenu de main de maître par le capitaine Aly Yirango. Les tauliers Bakary Nimaga et Adama S. Mariko ont parfaitement rempli leur contrat de porteurs d’eau au bastion offensif.

L’équation défensive étant résolue, les cendrillons de l’animation offensive, (Samba Diallo, Tiécoro Keita, Mahamane Cissé et Adama Niane) eurent besoin de franchir le cap psychologique d’ouverture le score pour enfin se déchaîner. Bakary Nimaga, véritable plaque tournante de l’équipe malienne, va remettre de la tête un centre fuyant dans les pieds de Samba Diallo embusqué au point de penalty. La reprise instantanée, à la manière de l’Anglais Franck Lampard de Chelsea, du goleador des Aiglons perfore la défense zambienne pour se loger au fond de la cage du malheureux portier Alamako Mazemba (38è min ,1-0). Dougoutigui et ses poulains peuvent enfin souffler, ils viennent de réaliser le plus difficile sous les regards du public sportif exigeant de Bamako. Pas dominés forcement dans le jeu, les juniors zambiens, dont la formation avait été grandement remaniée, ne parviennent pas à trouver leurs vrais repères au stade Modibo Keita. Trouver la cohésion et l’efficacité était trop compliqué pour les jeunots du technicien français Hervé Renard appelé au chevet de l’équipe après la contreperformance de l’aller (2-2). D’autant qu’en face, les hôtes, se sont transformés en monstres dans la conquête du ballon. Mais les visiteurs se sont bien battus et ont eu le mérite de ne jamais lâcher jusqu’au bout, malgré les deux autres buts encaissés en seconde période. Adama Niane résiste à l’entrejeu zambien et offre un joli service à Tiécoro Keita excentré sur le flanc gauche de l’attaque. Le Guingampais passe dans le dos de son vis à vis, profite de la sortie du portier pour doubler la mise dans un angle réduit (56è min, 2-0). Sur un long dégagement d’Ousmane Keita, Samba Diallo conclut par un lob le festival offensif des Aiglons (70è min, 3-0).

Après avoir pris l’avalanche sur la tête, les Chipolo-chipolo boys réussiront malgré tout à se procurer quelques occasions timides avant la fin du match, mais l’inefficacité offensive conjuguée à l’apathie défensive, permettait aux Aiglons maliens de passer une soirée des plus agréables. Les poulains de Dougoutigui ont géré sans problème leur avantage au cours d’une seconde période intéressante. Le Mali se qualifie donc pour sa 9è phase finale de la CAN junior depuis l’instauration du tournoi en 1991. Les Aiglons ont raté les éditions de 91, 93 et 97. Il serait difficile d’occulter les hauts faits de la première cuvée 1989 conduite par Amadou Bass finaliste malheureuse devant le Nigeria et qui a participé à la Coupe du monde la même année en Arabie Saoudite.

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Vendredi 5 octobre au stade Modibo Keita Mali-Zambie : 3-0 Buts de Samba Diallo, (38è et 70è min) et Tiécoro Keïta, (56è min)

Arbitrage d’Abdi Charef Mehdi (Algérie) assisté de Bechirene Mohamed et Omari Boubdallah

Commissaire : Assogbavi Komlin (Togo).

Mali : Aly Yirango (cap), Boubacar Diarra, Ousmane Keïta, Mahamadou Traoré, Issaka Samaké, Adama Sékou Mariko, (Mamadou Denon), Bakary Nimaga, Samba Diallo, Tiécoro Keïta, Mahamane Cissé, (Boubakary Diarra), Adama Niane, (Malick Berthé).

Entraîneur : Moussa Keïta dit Dougoutigui.

Zambie: Alamko Mizemba, Malambo Shaodreck (cap), Siansuma Mwemga, (Mulenga Pemer), Swenge Bornwell, Phiri Salolani, Chichamba Changala, Musanwanga Bruce, Mukewa Ndashe, Kampamba Ronald, (Nyalende Felix), Phiri Mosès, Musenda Mubamba, (Sambeki Julius).

Entraîneur : Hervé Renard

Modibo Naman Traoré

L’Essor du 8 Octobre 2012