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Le constat est réel : depuis la signature de la plate-forme de l’Alliance pour la démocratie et le progrès (ADP) le 8 décembre 2006, les téléspectateurs sont témoins des déclarations et autres manifestations qui ne sont ni plus ni moins que des activités de campagne électorale.

Il ne se passe un seul jour où tel ou tel parti politique ou association ou organisme de bienfaisance ne tienne des propos destinés à attirer le maximum d’électeurs pour tel ou tel candidat.

Il ne se passe non plus de jour, où dans les reportages télé, on ne voit pas de responsables de l’Etat en mission de l’Etat tenir des propos électoralistes. Or la date du démarrage de la campagne électorale n’est pas encore officiellement lancée.

Pis aucune candidature n’a été officiellement enregistrée, même si l’on connaît les prétendants au fauteuil de président de la République.

Si le constat de la Céni sur la propagande et la campagne en cours avant le jour J est pertinent, il reste cependant à savoir comment faire pour faire respecter ce principe de bonne conduite par les partis politiques ou les médias puisqu’il n’y a aucune mesure contraignante à la matière.

Le code de bonne conduite signé par les partis politiques n’étant qu’une sorte de gentlemen agreement et l’article 69 de la loi électorale évoqué par la Céni n’est ignoré d’aucun parti politique.

Les médias d’Etat, on le sait, ne sont toujours qu’au service du prince du pouvoir.

Denis Koné

07 février 2007.