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La campagne électorale pour les législatives du 29 mars en Gambie, boycottées par six des sept principaux partis d’opposition, a débuté mercredi. Les électeurs sont appelés à renouveler les 53 sièges de l’Assemblée nationale dont 47 sont actuellement détenus par le parti au pouvoir du président Yahya Jammeh, l’Alliance pour la réorientation patriotique et la construction (APRC).L’opposition a également dénoncé « l’abus de pouvoir » du régime et une « collusion complète » entre l’État et l’APRC, appelant la Cédéao et le Commonwealth à intervenir pour sortir la Gambie de l’impasse politique. Cet homme qui dirige son pays de 1,7 millions d’habitants d’une main de fer et affirme avoir des « dons » pour « guérir » divers maux, dont le sida et la stérilité, a régulièrement été critiqué par des ONG locales et internationales pour les violations graves des droits de l’Homme durant ses mandats. Son régime est accusé notamment de disparitions forcées, d’assassinats, exécutions extra-judiciaires et harcèlement de la presse, accusations qu’il a régulièrement rejetées. AFP.