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Sadio Gassama ministre de la sécurité intérieure et de la protection civile, N’Diaye Ba ministre de l’artisanat et du tourisme, Bacary Togola président de l’Apcam, Mme Mariam Mahamat Nour représentante de la FAO au Mali, Moussa Doumbia maire de la commune de Sido, et Oumar Macki Tounkara représentant de l’ordre des vétérinaires, étaient présents à la cérémonie.

Le nouveau centre de santé communautaire de Sido qui a été samedi inauguré, a servi de tribune pour la cérémonie.
La population de Sido très nombreuse, la fanfare nationale, la troupe folklorique de Sido et les chasseurs sont tous sortis pour fêter l’événement dans une ambiance carnavalesque.

Aujourd’hui, l’élevage constitue la source principale de subsistance de 30% de maliens.

La commune rurale de Sido comprend 26 villages avec plus de 14.000 habitants. Zone d’élevage par excellence, Sido possède un cheptel estimé à 1763 bovins, 11.627 ovins et 12.000 volailles.

Manque d’eau, surpâturage, et manque d’organisation des acteurs, menacent cependant cette richesse, a indiqué le maire de la commune de Sido.

L’implication des mandataires privés dans les campagnes de vaccination du cheptel national est une preuve de volonté des pouvoirs publics de faire du sous-secteur de l’élevage, un des piliers de l’économie malienne, selon Mr Tounkara.
La grave menace de la grippe aviaire qui marque la présente campagne, a été également soulignée par Mr Tounkara.

Assurer le développement de l’élevage dans la perspective d’une croissance économique durable et d’une réduction de la pauvreté, représente l’objectif visé par la politique nationale du développement de l’élevage, a indiqué le ministre Touré.

Dès lors, la maîtrise de la santé animale s’impose pour l’amélioration de la productivité du cheptel de même que la commercialisation du bétail et des produits d’élevage, selon le ministre de l’élevage.

L’Union Africaine vient de décerner au Mali en octobre 2005, la médaille d’argent pour avoir depuis 1986, gagné le combat contre la peste bovine.

C’est pour cela, qu’il n’est plus acceptable pour notre pays de payer un si lourd tribut aux maladies animales réputées contagieuses, dans la mesure où des vaccins efficaces pour les prévenir existent, a estimé le ministre Touré.

L’objectif national de cette campagne-ci est de vacciner 80% du cheptel bovin.

280 millions de Fcfa d’appui en équipements, matériels d’intervention et de fonctionnement vont être apportés par le gouvernement.

Ainsi, pour la présente opération, 600 vétérinaires privés seront déployés sur l’ensemble du territoire national pour vacciner 5.800.000 bovins contre la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants, les pasteurelloses, le charbon bactérien, le charbon symptomatique, la clavelée, la maladie de Newcastle et la variole aviaire.

Pour la réussite de la campagne, appel a été lancé par le ministre à l’endroit des techniciens en charge de la campagne, agents des services publics et vétérinaires privés mandataires, à renforcer les activités de surveillance des maladies prioritaires et à s’employer à prévenir l’introduction de la grippe aviaire sur le sol malien.

Un groupe de vétérinaires a été récompensé pour la qualité des services rendus au cours des dernières campagnes.
Puis, la campagne a débuté par les premières doses de vaccin injectées par le ministre Touré et sa délégation aux premiers bœufs d’un troupeau parqué dans un vaste enclos.

22 novembre 2005.