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Face à cette situation le gouvernement, à travers le ministère de la Santé a initié la campagne nationale de la planification familiale.

C’est hier mardi, 14 mars que l’édition 2006 a été lancée sur le terrain de football de Niamakoro sous la présidence du ministre de la Santé Maïga Zeïnab Mint Youba.

Cette édition qui va durer un mois sera une occasion de renforcer la mobilisation sociale en faveur du repositionnement de la planification familiale afin d’améliorer la santé de la mère et de l’enfant.

Ainsi, à la cérémonie de lancement de la campagne, le maire de la Commune VI et le gouverneur du District ont souligné l’importance de la planification sur le développement de la population. Quant aux leaders religieux (musulmans et chrétiens), ils ont rassuré que la planification familiale n’est pas contraire à la religion.

Dans son intervention, le représentant de l’UNFPA a souligné que quand on parle de planification familiale, le fonds des Nations Unies pour la population se sent interpellé. C’est pourquoi ils sont honorés d’avoir été associés à l’organisation de cette campagne.

Pour lui, le lancement de la campagne nationale de la planification familiale est la fête de la famille malienne. Car, a-t-il dit, la planification familiale permet une meilleure vie au niveau des foyers. Et de féliciter les acteurs de la planification familiale.

Il a par ailleurs rappelé l’objectif de la vision 2010 à savoir réduire la mortalité maternelle et néonatale, avant de préciser que la planification joue un rôle essentiel dans ce cadre.

A en croire le Directeur de l’USAID, avec le taux élevé de mortalité maternelle, 582 décès pour 100.000 naissances vivantes au Mali, l’USAID Mali reste aux côtés du gouvernement malien pour l’accompagner dans la mise en oeuvre des mesures visant entre autres à mieux apprécier la signification et le contexte de la campagne nationale en faveur du repositionnement de la planification familiale pour soutenir les efforts déployés par le Mali en vue de permettre l’accès du plus grand nombre de Maliens aux prestations et aux services de santé de base et de qualité à travers ses différents politiques et programmes de santé.

Madame le ministre de la Santé, dans son discours de lancement, a souligné que la campagne nationale en faveur de la planification familiale est l’un des axes majeurs des actions engagées par le gouvernement pour l’amélioration de la santé et du bien être des populations.

Pour elle, il ne fait aucun doute que la réponse aux besoins exprimés des femmes et des couples en matière de planification familiale sauve de nombreuses vies de mères et d’enfants. C’est pourquoi, selon elle, la planification familiale est une prestation intégrée dans le paquet minimum d’activités à tous les niveaux de la pyramide sanitaire de notre pays.

Si l’on en croit madame le ministre de la Santé, ces efforts doivent être amplifiés et mieux soutenus lorsqu’on sait que les indicateurs de la prévalence contraceptive n’évoluent pas de manière satisfaisante. C’est ainsi qu’elle a rappelé que sur 100.000 naissances vivantes, 582 femmes meurent des complications de la grossesse et de l’accouchement.

Pour elle, ces chiffres alarmants interpellent tous et imposent d’initier des actions stratégiques pour inverser cette tendance négative et la planification familiale doit avoir une place de choix parce qu’elle reste le moyen le plus efficace de réduction de la mortalité maternelle et infantile.

C’est pourquoi selon madame le ministre de la Santé cette année, l’accent doit être mis sur l’information et la sensibilisation, l’implication des hommes et une fréquentation plus poussée des services de santé.

Elle a par ailleurs invité la société civile et les leaders religieux et traditionnels à s’impliquer davantage pour la promotion et la sauvegarde de la santé de la mère et de l’enfant.

Signalons que cette cérémonie de lancement a enregistré la présence des membres du gouvernement des leaders religieux et communautaires, des représentants de la société civile, des chefs de quartier et des partenaires techniques et financiers du PRODESS.

Dado CAMARA

SANTE DE LA REPRODUCTION DES ADOLESCENTS ET DES JEUNES

La clinique des jeunes de l’AMPPF ouvre ses portes

Dans le cadre du lancement de la campagne de la planification familiale le ministre de la Santé Maïga Zeïnab Mint Youba a inauguré hier mardi la clinique des jeunes de l’association malienne pour la protection et la promotion de la famille (AMPPF).

Cette structure va permettre de résoudre l’épineuse équation posée par la santé de la reproduction des adolescents et des jeunes, car elle va servir de cadre pour les jeunes d’être informés sur la santé de la reproduction, d’avoir accès aux services de santé.

A la cérémonie d’inauguration la représentante de l’AMPPF Mme Aïchata Mallé a souligné que l’association est fière de recevoir Mme le ministre de la Santé dans leurs locaux et de l’acceptation par le département de la Santé de leur modeste contribution à travers la création de cette clinique pour conseiller, sensibiliser les jeunes par rapport à la planification familiale.

Ministre de la Santé, avant de couper le ruban symbolique, a salué l’initiative de l’AMPPF pour ces services adaptés aux jeunes. Avant de souligner l’importance de la planification familiale pour le développement.

Signalons que cette cérémonie d’inauguration a enregistré la présence du gouverneur du District des représentants des départements ministériels, des élus locaux, des leaders communautaires et religieux, des ONG et associations de femmes et de jeunes et de plusieurs invités s’intéressant à la santé des jeunes.

Dado CAMARA

15 mars 2006.