Partager

Faire l’inventaire des activités susceptibles d’être menées et leurs moyens de mise en œuvre, voilà, entre autres, l’objectif de la rencontre que le Coordinateur national de la campagne d’IBK dans le District de Bamako, Soumeylou Boubeye Maïga, a eu avec les Coordinateurs des 6 communes.

C’était le jeudi 10 juillet dernier au siège de la direction de campagne d’IBK. Au cours de cette rencontre, les participants devaient se pencher sur ce que chaque commune peut faire dans le cadre de l’élection d’IBK à la Présidence de la République. Ainsi, tour à tour, les 6 Communes du District ont fait le point de leur dernière réunion.

En Commune I, le Coordinateur a expliqué qu’à leur niveau ils ont déjà des clubs de soutien. Il s’agit tout simplement de leur confier des missions. Dans ce sens, la Coordination prévoit d’élaborer une banque de données des militants qui ont déjà retiré leur carte NINA, dans la perspective de se faire une idée sur le nombre d’électeurs pro IBK.

La Commune II, de son côté, a déjà installé 13 sous-commissions dans sa circonscription électorale, a annoncé son Coordinateur. En Commune IV, des tâches ont été confiées aux responsables par secteur. Elles consistent à amener les électeurs à retirer leurs cartes, à informer et à sensibiliser sur le programme du candidat du RPM et à formuler un plan d’animation et à définir les moyens de campagne.

C’est le même constat qui se dégage au niveau des autres communes.
Pour sa part, le Coordinateur a insisté sur le travail de terrain, pour ratisser large. Car, a-t-il estimé, quel que soit le nombre d’animations et d’affiches, si nous ne partons pas à la rencontre des populations, il va être difficile de les convaincre.

Il a émis l’idée que chaque parti ou association mène sa campagne et que l’on installe un siège pour la Coordination communale pour faciliter les rencontres. Chacun doit se considérer comme étant dans sa propre campagne. Pour le dernier virage, la coordination de Bamako prévoit d’occuper la ville, à travers de grands rassemblements.

Youssouf Diallo


Le chef de village de Kenieba à IBK : « Nous demandons à nos populations, aux animaux et mêmes aux mouches de voter IBK »

Le Président du RPM, Ibrahim Boubacar Kéïta, candidat d’une forte coalition de 17 partis politiques et de plusieurs dizaines d’associations de jeunes et de femmes, a quitté Bamako samedi pour battre campagne à l’intérieur du pays. Accompagnés par le Président de la coalition IBK 2012, Bocar Diarra, par ailleurs, ministre en charge de l’enseignement secondaire et surtout Président de l’UM-RDA, d’Abdramane Sylla, vice-président de l’Assemblée nationale, d’Aliou Boubacar Diallo, PDG des sociétés minières Wassoul’or et Petroma et de bien d’autres cadres, IBK a commencé son périple dans la première région.
Première étape, Kenieba, ville minière qui manque de tout.

Il était 9H30 lorsque l’avion d’IBK atterrit sur l’aérodrome poussiéreux de la ville, sous une température clémente. Accueil chaleureux par des centaines de jeunes (filles et garçons) et des dizaines de femmes. Habillés en tee-shirts frappés de l’effigie d’IBK, ils criaient de toutes leurs forces : «IBK, Président ! IBK, Président». Certains brandissaient des affiches sur lesquels, on pouvait lire : «IBK, le Mali d’abord, Pour l’honneur du Mali, pour le bonheur du Mali, IBK Président».

Les femmes applaudissaient et chantaient en chœur : IBK, nous sommes avec vous, IBK, nous mourrons derrière vous. Au même moment, des griots chantaient les louanges de « l’homme de parole, de celui qui fait ce qu’il a dit ». C’est dans cette atmosphère carnavalesque que le cortège s’est dirigé dans la ville de Kenieba . Là, attendaient un grand monde.

Après un bain de foules, les choses sérieuses commencent avec le discours du secrétaire administratif de la section RPM, Mohamed Keïta, professeur de philosophie de son état. Après un rappel de la grave crise politico sécuritaire que le Mali connaît, il a laissé entendre qu’IBK incarne l’espoir et que le phénomène IBK s’est emparé de Kenieba où toutes les populations, de tous bords politiques confondus, sont d’accord pour soutenir le « Kankalentigui », l’homme de parole. Parmi les nombreux soutiens à la candidature d’IBK, on dénombre au moins 60 conseillers et 6 maires : Kassama, Kourokoto, Dombia, Sitakily, Faraba et le 1ER adjoint de Bayé.

« M. le Président, n’entendez-vous pas le peuple perdu et déshonoré qui vous réclame et qui chante partout votre droiture, votre honnêteté et votre sens élevé de l’Etat… N’entendez-vous pas le paysan, le commerçant ambulant, la vendeuse de sandwiches, le fonctionnaire, les hauts cadres de l’Etat, le petit cireur de chaussure, ne les entendez-vous pas qui disent : IBK drôn de besse ka’awn bô ni dinguè kônô (seul IBK peut nous faire sortir de ce trou) ».

En outre, l’orateur, très applaudi par l’assistance, a rappelé la situation paradoxale de Kenieba, territoire sur lequel opèrent cinq sociétés d’exploitation minières mais manque de tout : eau potable, électricité, insuffisances d’écoles et de centres de santé, absence de routes bitumées liant les différentes communes entres elles et la ville de Kenieba à la capitale régionale, Kayes.
« Nous estimons que nous méritons ces infrastructures, car c’est ici, sous cette terre, que proviennent les richesses qui renflouent les caisses de l’Etat » a déclaré Mohamed Kéïta, sous une clameur d’applaudissements. Peu prolixe, IBK s’est dit honoré par cette grande mobilisation, avant de préciser que dans la répartition de l’or, les sociétés minières auront leur part, l’Etat la sienne, les populations concernées la leur.

« Je veux encourager le développement d’une classe d’entrepreneurs miniers maliens. Il est temps que les Maliens bénéficient de l’or du pays » a-t-il déclaré.
Auparavant, il avait évoqué la situation sécuritaire du pays. Avant de rendre un hommage vibrant à la France de François Hollande, au Tchad d’Idriss Deby et aux troupes de la CEDEAO, devenues il y a peu la MONUSMA. Il a juré la main sur le cœur, que s’il est élu Président, il donnera aux services de sécurité les moyens de leurs missions pour que plus jamais un ennemi ne s’aventure vers les frontières du Mali, sans une riposte cinglante et sévère.

C’est sur ces mots rassurants que le meeting a pris fin. Le cortège s’ébranle vers le domicile du chef de village, Dembambo Sissoko. Ce vieux malinké a dit à IBK : « Nous sommes des hommes d’honneur, nous ne parlons qu’une seule fois et d’une seule voix. Vous incarner l’honneur et la dignité dont on a besoin aujourd’hui pour laver l’affront. Nous vous soutenons parce que vous êtes un homme de droiture, un homme qui respecte ses engagements. S’il est vrai que ce territoire est pour nos aïeux, nous allons demander à nos habitants, à nos animaux et même aux mouches de notre ville de voter IBK, pour l’honneur du Mali, pour la dignité du Mali et pour le bonheur des maliens ».

L’étape suivante a été la visite chez l’imam de la ville, Bocar Baldé, lequel avait à ses côtés le représentant de la communauté chrétienne, Elhadj, Damsogo. Tous deux ont fait des bénédictions pour le Mali et pour IBK. A son départ, l’imam a pris IBK dans ses bras et lui a chuchoté quelque chose à l’oreille. Pour sa part, IBK leur a demandé de multiplier les bénédictions pour le pays afin qu’il soit élu un homme à la tête du pays, capable de relever les immenses défis qui attendent notre peuple. L’étape de Kenieba est ainsi terminée

Chahana Takiou, envoyé spécial à Kenieba.

Le 22 Septembre du 15 Juillet 2013