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L’opération concerne 17,5 millions de plants sur une superficie de 19.000 ha. Le président de la Transition a plaidé pour la sauvegarde et la restauration de l’environnement.

«Qui plante un arbre, n’a pas vécu inutile». C’est le thème de la 27ème édition de la Campagne nationale de reboisement. Le coup d’envoi de l’événement a été donné, hier, dans la forêt classée de Koulouba par le président de la Transition. Le colonel Assimi Goïta a donné le ton en plantant le premier pied d’anacardium, une espèce d’arbre locale. C’était en présence du Premier ministre, Dr Choguel Kokalla Maïga et du président du Conseil national de Transition, le colonel Malick Diaw. 

L’édition 2021 de la Campagne nationale de reboisement met l’accent sur la promotion des espèces locales d’arbres dans la lutte contre le déboisement. Intervenant à l’occasion, le président de la Transition a salué l’initiative de la Campagne nationale de reboisement, organisée chaque année par le ministère en charge de l’Environnement, depuis 1995. « Le Mali est un pays sahélien où le désert avance à grand pas. Nous devons nous mobiliser pour contrer le processus de désertification», a exhorté le colonel Assimi Goïta, avant de plaider pour « la sauvegarde et la restauration de l’environnement».
Les officiels lors de la cérémonie

Une œuvre salvatrice pour l’accomplissement de laquelle chaque Malien doit apporter sa contribution, selon le chef de l’État. Il a invité « tous les Maliens à la sauvegarde du peu de forêt qui nous reste», à « éviter l’occupation illicite des forêts classées», et à « planter des arbres», comme l’exhorte le thème de la présente campagne : «Qui plante un arbre, n’a pas vécu inutile ».

500.000 HECTARES- 
Le ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable a salué «la volonté des plus hautes autorités du pays à relever le défi de la lutte contre la désertification et le changement climatique». Pour Modibo Koné, notre pays perd chaque année plus de 500.000 hectares de forêts du fait des activités malsaines de l’homme. « C’est pourquoi, sur les 32 millions d’hectares de forêts recensés au Mali en 2002, il ne reste actuellement qu’environ 17,4 millions d’hectares », a fait remarquer le ministre Koné. 

D’où l’intérêt, selon lui, des différentes campagnes de reboisement pour susciter «une prise de conscience de la part de l’opinion nationale sur la nécessité d’investir dans les actions de lutte contre la dégradation des ressources naturelles ». Pour y faire face, la Campagne nationale de reboisement 2021 prévoit la production de près de 17,5 millions de plants, à prédominance d’espèces locales, sur une superficie totale estimée à 19.000 ha. 

De nombreuses autres actions sont prévues, notamment le ramassage de 308.000 noix, la récolte de près 18.000 boutures, la mise en défens de 5.949 ha de formations naturelles ou encore la restauration de 300 ha de sites d’orpaillage. À l’entame de la cérémonie, la maire de la Commune III de Bamako, Mme Djiré Mariam Diallo a exprimé la « joie indescriptible » de la population de sa circonscription d’accueillir le lancement de la campagne de reboisement.  

La cérémonie de lancement a été agrémentée par une prestation de la troupe théâtrale «Tô Bodji» à travers un sketch sur l’importance de la sauvegarde des arbres. 


Mohamed TOURÉ

Source: L’Essor