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Dans le cadre des 100 jours du compte à rebours de la conférence de révision des Nations unies sur les armes légères qui aura lieu le 26 juin prochain à New York, le Comité Controlarms pour le Mali qui comprend Oxfam-GB, Amnesty International, la Commission nationale de lutte contre la prolifération des armes légères, soutenue par plusieurs associations de la société civile, a animé un point de presse hier à la Maison de la presse. Objectif : débattre de la problématique des armes légères.

Situant l’événement dans son contexte, les conférenciers (colonel Sirakoro Sangaré, président du Comité Contolarms, Sadou Yattara du Réseau des journalistes pour la paix et l’intégration (RJPID), Mohamed Aly d’Oxfam, Aba Touré d’Amnesty) ont soutenu qu’en Afrique comme dans le reste du monde, la violence armée a atteint des seuils inquiétants avec la perte d’une vie humaine toutes les soixante secondes.

Pour Mohamed Aly, représentant d’Oxfam-GB, « les conflits armés sont devenus le lot quotidien en Afrique et ils sont alimentés par un commerce en armement qui ne s’embarrasse ni de la morale encore moins des conséquences dévastatrices de l’utilisation des armes ».

A ses dires, de nombreux transferts d’armes se font en violation du droit international humanitaire ou tout simplement en violation des résolutions des Nations unies.

De l’avis des conférenciers, les armes légères tuent à travers le monde jusqu’à 1000 personnes chaque jour. Toutes choses qui feront dire à Aba Touré qu’en quatre ans, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine dépensent 87 milliards de dollars en armement et que les pertes économiques en Afrique dues aux conflits sont estimées à 15 milliards de dollars par an.

Autant d’arguments qui ont conduit les associations de la société civile, regroupées au sein du Comité Contolarms, à initier une série d’activités pour intensifier la campagne afin que tous comprennent l’importance de la conférence de révision du programme des Nations unies.

Idrissa Sako

23 mai 2006.