Partager

Dans les zones agricoles que nous avons visitées, les localités connaissent des fortunes diverses. Le seul point commun est l’installation tardive de l’hivernage du Bélédougou à Koutiala en passant par Sikasso.

Dans le Bélédougou, la campagne agricole 2013 a démarré avec beaucoup de peine comparativement à l’année dernière. A Kolokani et environs, il n’y a pratiquement pas eu de pluies pendant tout le mois de juin. La localité n’a commencé à recueillir quelques rares gouttes d’eau qu’au mois de juillet. Ce qui fait que la semaine dernière encore pour de nombreux paysans, le labour bâtait son plein. Pour les premières semailles, rares étaient ceux qui sont arrivés au stade de sarclage.

Solidement agrippé aux manches de sa charrue attelée à une paire de bœufs, Fankelen Traoré labourait son champ de hameaux. Le socle de la charrue grattait à peine le sol qui était sec. Conscient de la mauvaise qualité du labour M. Traoré dit ne pas avoir le choix. « Nous avons duré dans l’attente des pluies. Il faut quand même faire quelque chose pour ne pas rester les bras croisés. La situation est très inquiétante. L’année dernière à pareil moment, nous, nous avions fini avec le sarclage de ce même champ qu’on a de la peine à labourer aujourd’hui », a-t-il regretté. Déjà, pour beaucoup d’agriculteurs de la zone, la présente campagne suscite peu d’espoir.

Contrairement au Bélédougou, dans le cercle de Koutiala, l’aspect général des parcelles est bon dans l’ensemble et les cultures d’une manière générale sont au stade de ramification, floraison, capsulaison pour le coton et les traitements du cotonnier se poursuivent, le maïs, au stade de montaison floraison, le mil, tallage, montaison, le sorgho, au stade de semis levée pour les variétés hâtives, tallage, montaison , le riz nérica, tallage, riz submersion contrôlée, riz de bas-fonds et pluvial, l’arachide, le niébé grain et les cultures fourragères sont au stade, semis, levée, tallage pour les premiers semis. Certes ici aussi, l’hivernage s’est installée avec un léger retard, mais vue l’aspect des champs, les paysans restent tout de même confiants.

Un peu plus vers le sud, dans la zone de Sikasso, le constat est reluisant, la verdure des champs s’étale à perte de vue. La plupart des cultures hautes sont au stade de buttage.

Diakaridia Sanogo

Les Echos du 14 Août 2013