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Plus de 7 millions de tonnes de céréales dont un excédent commercialisable de près de 3 millions, c’est l’estimation attendue de la campagne agricole 2010-2011 qui constituera, à terme, 70 % des objectifs prévus à l’horizon 2012.

Les autorités maliennes se félicitent d’une volonté politique affichée de faire du Mali une puissance agricole et un pays émergeant. La subvention des engrais doit de toute évidence se poursuivre, un programme d’aménagement de 103 000 hectares de terres agricoles est en cours. Le ministre de l’agriculture, Agatham Ag Alhassane, qui a annoncé sa stratégie au cours du conseil supérieur de l’agriculture, tenu le 29 mars dernier, a souligné que cette campagne prend en compte les effets des changements climatiques dans la fourniture de l’appui conseil et la gestion des terres agricole.

Elle est bâtie autour de six cultures porteuses, selon l’appréciation du ministère de l’agriculture. Il s’agit du riz, du maïs, du blé, du sorgho, du niébé et du coton. Au terme de la campagne agricole 2010-2011, la production totale attendue est évaluée à 7 417 469 tonnes, soit une augmentation de 17 % par rapport à la campagne précédente.

Cela dégage un excédent commercialisable de 2 835 584 tonnes de céréales. Aussi 360 000 tonnes de coton graine sont attendues, soit une augmentation d’environ 52 % par rapport à la campagne 2009-2010.

Outre le coton, les objectifs de production d’oléagineuses sont estimés à 14 293 tonnes de sésame, 361 130 tonnes d’arachide et 5 647 tonnes de soja.

Par ailleurs, 359 500 tonnes de canne à sucre, 89 tonnes de thé, 852 tonnes de dah fibre et 495 tonnes de tabac sont évaluées comme perspective. Les tubercules, les cultures maraîchères et fruitières ainsi que les produits de cueillette ne sont pas en reste.

Un fait remarquable est à noter : la réussite de cette programmation reste liée à une bonne pluviométrie et de la crue, à la disponibilité des intrants agricoles et de la situation phytosanitaire.

Seydou Coulibaly

22 Avril 2010.