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Le Mali connaîtra pour la deuxième année consécutive une campagne agro-sylvo-pastorale bonne après le calvaire alimentaire de 2004-2005. Le constat a été fait par le système d’alerte précoce (SAP) qui a démarré hier sa réunion d’expertise sur l’évaluation provisoire de la situation alimentaire du pays pour la campagne agricole 2006-2007.

Présidée par Samba Dollo, chargé de programme production, prévention, gestion des crises alimentaire au commissariat à la sécurité alimentaire, cette réunion marque le début d’une série de rencontres et de concertations pour permettre au gouvernement de prendre les mesures nécessaires pour une gestion efficiente de la situation alimentaire conjoncturelle.

Moïse Ballo, chargé de programme au PAM international a indiqué que tous les partenaires techniques et financiers du Mali attendent les résultats de cette réunion des experts.

Il a estimé que les acteurs intervenant dans la réalisation de la sécurité alimentaire du Mali doivent se réjouir des résultats annoncés, eu égard à la bonne pluviométrie de cette année.

Cependant, il a estimé que cela ne devait pas faire oublier d’éventuelles zones en situation de difficultés alimentaires.

Ainsi, il a exhorté les experts du SAP à passer au peigne fin la situation alimentaire des 703 communes du pays pour ne rien oublier.

Le représentant du commissaire à la sécurité alimentaire, Samba Dollo, a indiqué que les premières annonces des perspectives de récoltes sont globalement bonnes dans le pays.

Selon lui, les pâturages et les points d’eau sont suffisamment bons. Il a annoncé qu’avec une crue relativement bonne qu’il est permis aux pêcheurs d’espérer faire de bonnes prises.

« Si toutes ces tendances se confirment, le Mali connaîtra pour la deuxième année de suite une campagne agro-sylvo-pastorale bonne« , a-t-il déclaré.

Malgré cette situation, il a demandé aux experts du SAP de procéder à un examen attentif et lucide de la situation alimentaire des populations et de faire des propositions conséquentes.

Cependant, il a estimé que « de la même manière que nous nous interrogeons sur nos capacités à prévoir et répondre aux crises alimentaires, nous devons nous questionner sur nos politiques en cas d’abondance« .

Il a demandé aux experts d’inclure dans leurs réflexions, un volet sur la gestion des excédents afin de préserver le pouvoir d’achat des producteurs tout en garantissant un accès relativement facile des consommateurs aux denrées alimentaires.

Assane Koné

31 octobre 2006.