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Ce mardi 2 octobre 2012, l’association des femmes du Régiment Para a tenu une réunion au camp para de Djicoroni. Au cours de cette réunion, elles ont exprimé leur opposition à la mesure de mutation de leurs maris.

« Nous avons besoin de nos forces armées. Et notre Armée a besoin de nous. Elle a besoin d’être rééquipée, réarmée moralement, remise en ordre de bataille et surtout d’être réconciliée avec elle-même. Nous devons trouver la force et la sagesse de régler la question des bérets rouges et des bérets verts. Nous allons nous y employer dans les jours à venir. Notre armée a besoin de nous sentir à ses côtés et derrière elle. C’est pourquoi nous devons réaliser la nécessaire union sacrée autour de cette armée unie et déterminée à relever les grands défis qui sont les siens ».

Les femmes du Camp para souhaitent que ce paragraphe du président de la République par intérim, Pr Dioncounda Traoré lors de son adresse à la nation le 21 septembre dernier, soit enfin une réalité. Car après ce discours rien n’a été fait à leur faveur. Selon la secrétaire chargée des relations extérieures de l’association des femmes du Régiment Para, Mme Sogodogo Fanta Samaké, le problème de leurs maris est loin d’être résolu.

Elle a affirmé qu’une délégation est venue de Kati pour demander aux bérets rouges d’aller chercher le grade (pelotons en terme militaire) qu’il n’y’a plus de problème entre bérets verts et bérets rouges « alors que nos maris n’ont pas besoin de faire le peloton maintenant encore moins d’être mutés. Ils ont tout simplement demandé les matériels pour reconquérir le nord du Mali », a-t-elle dit. Pour Fanta Samaké, le peloton n’est qu’un alibi et qu’est ce qui prouve qu’après la mutation des éléments du régiment des commandos parachutistes (Rcp) qu’il n’y aura pas de querelle. A cet effet, elle a souhaité l’annulation de la décision de mutation de leurs maris.

Aguibou Sogodogo

03 Octobre 2012