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Au moins cinq membres des forces de sécurité du Cameroun, quatre gendarmes et un policier, ont été tués dimanche dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, a -t-on appris lundi de source sécuritaire et auprès de témoins. La sécurité dans les deux régions anglophones du Cameroun s’est considérablement dégradée depuis fin 2017. Plus de 80 membres des forces de sécurité ont perdu la vie depuis le début du conflit qui a également entraîné le déplacement d’environ 195.000 Camerounais fuyant les violences, dont quelque 34.000 ont trouvé refuge au Nigeria voisin. Les combats et les attaques de groupes armés contre les forces de sécurité y sont devenus presque quotidiens. Les séparatistes, divisés entre divers petits groupes, réclament la création d’un Etat anglophone indépendant. Ce conflit de plus en plus violent en zone anglophone et la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram dans le nord du pays risquent de perturber le scrutin présidentiel prévu le 7 octobre.Le président Paul Biya, 85 ans dont 35 au pouvoir, est candidat à un septième mandat consécutif.Ses partisans estiment qu’il est le mieux à même de répondre à la crise anglophone, ses opposants l’accusent d’en être responsable.AFP.