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web-52.jpgLa domestique, qui avait la garde de l’enfant de la dame A.G., n’a pas tardé à frapper vite et fort après avoir totalisé seulement trois jours de présence chez sa patronne, au quartier Fann Résidence de Dakar, près du domicile d’un ministre de la République. Profitant de l’absence de sa patronne A.G. sortie faire des courses, la bonne s’invita en douce dans la chambre à coucher de celle-ci et s’empara d’une mallette contenant tous les bijoux, de l’argent et autres objets de valeur de sa patronne dont son passeport diplomatique.

Elle tenait entre les mains une véritable fortune puisque la valeur des bijoux dépasse les dix millions de francs Cfa, sans compter l’argent liquide gardé dans la mallette dont une partie devait servir à l’achat d’un billet d’avion pour la dame qui s’apprêtait à rejoindre son mari servant à l’extérieur.

Le butin en sa possession, il fallait à la domestique régler le cas de l’enfant âgé juste de plus d’un an dont elle avait la garde. Elle se débarrassa du petit en l’installant tout simplement sur la pelouse de la villa. Très astucieuse, elle évita de sortir dehors avec entre les bras une mallette pouvant attirer l’attention des passants. Habillée modestement de sandales, elle sortit avec deux bassines sur la tête contenant la mallette camouflée au milieu de vêtements. Elle croisa une autre domestique au service de la mère d’A.G. qui nota son accoutrement et qui l’interpella. La voleuse lui répondit qu’on l’avait envoyée faire une course. Mais une fois dans la maison, la seconde bonne n’en revenait pas de voir l’enfant seul sur la pelouse.

Alors elle s’en ouvrit à sa patronne qui lui répondit qu’elle n’avait jamais commissionnée l’absente. La victime A.G., une fois de retour de ses courses faillit tomber à la renverse en constatant la disparition de sa mallette. A.G. porta plainte contre X puisqu’elle ne connaissait pas assez bien l’auteur du forfait après trois jours de présence. Un pan de mystère règne sur la vraie identité de la voleuse aux deux (faux ?) noms d’Astou Ndoye et Astou Ngom.

Est-elle réellement une domestique de profession ou bien appartient-elle ces filles qui utilisent ce métier pour délester astucieusement leurs patronnes de quelques jours de leurs biens ? En tout cas, une descente au quartier Sacré-Cœur où elle a recruté la fille « Chez Diallo » dont la spécialité est de placer des employées de maison, a permis à A.G. de découvrir un pan de la personnalité de Astou Ndoye ou Ngom. Une fille a confié qu’Astou avait craché sur une offre d’emploi provenant d’une dame habitant la Médina. Son prétexte était qu’elle ne voulait pas que les gens de son quartier sachent qu’elle travaillait comme domestique. Ce qui pourrait laisser croire qu’elle est de la Médina. Pour le moment, elle court toujours avec la précieuse mallette dont elle ignore le code d’accès pour espérer l’ouvrir.

Le Soleil

24 octobre 2007