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Menacé de destitution, le président de l’hémicycle, Issaka Sidibé, a apparemment bénéficié d’un sursis. La réunion à huis-clos tant entendue qui devait se tenir hier lundi 27 juin entre le perchoir et les honorables députés n’a finalement pas eu lieu. La plénière dont l’ordre du jour portait sur l’adoption des procès verbaux des séances précédentes et la délibération sur les projets de loi, reporté à cause de problèmes internes, est programmé pour aujourd’hui.

La conférence des présidents s’est tenue hier dans l’après midi pour discuter et valider de la tenue de cette plénière. Avec la programmation de cette séance plénière, les députés s’accordent enfin sur l’essentiel. Celui de donner un nouveau souffle à l’activité parlementaire. On se rappelle que les députés avaient boudé la séance plénière du jeudi 23 juin 2016 dû à des problèmes internes. Les députés étaient remontés contre ce qu’ils qualifient « de gestion patrimoniale » du président Issaka Sidibé. Ils cherchaient à savoir où allaient les 1, 7 milliards de FCFA qui ont été ajoutés au budget de l’Assemblée nationale à la faveur du collectif budgétaire 2016. Apparemment les députés ont eu gain de cause car selon certains honorables, il n’y a plus de problèmes au sein de l’hémicycle.

« Le déblocage est intervenu car on a trouvé une solution à travers le dialogue et la concertation. Et on sait maintenant que les 1, 7 milliards ajoutés au budget de l’Assemblée sont réservés à la prise en charge des arriérés. Il n’y a plus de problèmes. D’ailleurs une séance plénière est prévue demain (ndlr, ce mardi) avec comme ordre du jour l’adoption des procès verbaux des séances précédentes, la délibération sur les projets de loi, compte rendu des sessions et les communications », indique un député à l’Assemblée nationale.

Et pourtant le malaise persiste au sein de l’hémicycle. Des députés continuent de fustiger la gestion du président Issaka Sidibé. « L’Assemblée nationale est très mal gérée. Pas seulement sur le plan financier, mais aussi sur le plan humain. Le président n’a aucune considération pour les gens. Il vient en retard. Les suspensions de séance d’une heure de temps peuvent prendre parfois 2 ou 3 heures du temps. Il y a des députés qui ont fait plusieurs missions or certains n’ont fait qu’une seule mission », déplore un député de l’opposition.

Aguibou Sogodogo

Le Républicain du 28 Juin 2016