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La majorité de la classe politique et des organisations de la société civile a opté pour le vote des Forces de défense et de sécurité par anticipation, au regard de la situation sécuritaire de notre pays

La restitution de ces propositions a eu lieu le jeudi dernier, au Centre de formation des collectivités territoriales, à la faveur des travaux du Cadre de concertation national ministère de l’Administration territoriale-partis politiques-société civile. C’était sous la présidence du Premier ministre  par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga. 

En effet, la volonté des autorités de la Transition est d’organiser des élections libres, transparentes, inclusives et apaisées, auxquelles participent l’ensemble des électeurs. La réussite de ces différents scrutins (référendum et élections)  passe nécessairement par la sécurisation de l’ensemble des centres et des bureaux de vote par les  Forces de défense et de sécurité sur toute l’étendue du territoire national.

Malgré les dispositions de l’article 116 de la loi n°2022-019 du 24 juin 2022 portant loi électorale relatives aux conditions de délivrance des procurations, la participation des  éléments des FDS déployés lors des différents scrutins demeure une préoccupation.

Au regard de ces constats, le ministre de l’Administration territoriale, par lettre en date du 24 octobre 2022, a invité les organisations de la société civile et la classe politique à faire des propositions sur les modalités de vote des Forces de défense et de sécurité. La majorité des différentes réponses reçues propose le vote par anticipation des FDS. Aussi, certains acteurs ont-ils notamment suggéré le vote par SMS, la centralisation électronique, la création de centres spécifiques de vote pour les Forces armées et de sécurité, l’application stricte de la loi électorale. 

Lors de la cérémonie d’ouverture des travaux, le Premier ministre par intérim, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a rappelé que la rencontre avait pour but de recueillir les différentes propositions afin de convenir d’une réponse appropriée et consensuelle au vote des éléments des FDS dans ce contexte sécuritaire particulier que connaît notre pays.

Le colonel Abdoulaye Maïga a également  souligné qu’il est difficile que les éléments des Forces armées et de sécurité accomplissent leur devoir civique le même jour que les autres composantes de la population tout en assurant la sécurité des bureaux de vote, des votants ainsi que celle des positions militaires.

Le directeur général de l’administration du territoire, Abdoul Salam Diepkilé, a confié qu’à l’issue de l’examen de ces propositions, le vote par anticipation est la tendance majoritaire. Mais à côté de cela, a-t-il nuancé, il y a des organisations de la société civile et des partis politiques qui ont estimé qu’il fallait maintenir les dispositions de la loi telles qu’elles sont aujourd’hui. Et permettre ainsi aux éléments des FDS d’exercer leur devoir citoyen.

Source: L’Essor