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Tel est l’objectif du Centre de Football Dojo Camp-Para (C.F.D.C) situé à Djicoroni-Para. Ce centre, qui a été créé le 20 Juin 2008 par Samba Sow, a pour but d’assurer et d’améliorer, depuis le jeune âge, les conditions récréatives pour les jeunes, notamment les tout-petits, dans le but les faire participer, à l’avenir, aux compétitions nationales et internationales.

Ainsi, depuis le 29 Juillet 2008, ce centre est ouvert à tous les enfants de 8 à 14 ans -même les enfants de 14 à 21 ans-, ainsi qu’à tous les jeunes, sans exception, désireux de pratiquer le football. A noter que des encadreurs expérimentés sont déjà là pour assurer leur bonne éducation sportive.

En plus de promouvoir une formation et une rigueur physique accrue des petits, le centre de foot Dojo Camp-Para est parti pour promouvoir aussi le football à la base, qand on sait surtout que le football malien manque criardement de base solide.

Aussi, d’ici 3 à 5 ans, le Mali parlera de ce centre, selon un de ses responsables. On osons croire de ce centre sortiront des joueurs talentueux et efficaces pour rehausser le niveau de notre sport-roi.

Tournoi triangulaire: Une initiative salutaire

C’est le mardi 19 Août que débute un tournoi triangulaire à Hérémakono, lieu d’entraînement du Djoliba AC. Un tournoi qui regroupera trois équipes de Bamako : la Jeanne d’Arc (J.A.), le Djoliba et des Onze Créateurs.

Ce tournoi permettra ainsi de combler un vide et du coup, mettra davantage les joueurs de ces équipes en jambes. En effet, ledit tournoi coïncidera à l’arrêt momentané des compétitions fédérales et de la ligue. Autre point important : il s’agira de consolider les relations sportives entre les responsables de ces clubs d’une part, et entre leurs supporters, d’autre part.

Ce tournoi arrive au bon moment, car il permettra, au Djoliba et à la J.A., de préparer respectivement leur finale de la Coupe du Mali et de la montée en D.1. Selon les organisateurs, cette initiative sera organisée chaque année. “Tous les responsables de ces trois clubs sont partants pour ce genre de tournoi. D’autres clubs seront invités pour les prochaines éditions ; et ce tournoi nous permettra de découvrir certains talents pour renforcer les équipes A”, a déclaré le DTN de la Jeanne d’Arc, M. Moussa Bah.

Championnat National D.1: Le Djoliba se dirige inexorablement vers le titre

La 23è journée du championnat national D.1 s’est disputée la semaine dernière et a été marquée par un faux pas des deux prétendants sérieux au titre : le Stade malien de Bamako face au CSK (1-0) et le Djoliba face au COB (1-4). Du coup, le grand gagnant n’est autre que le Djoliba qui vient de gagner 8 points sur son poursuivant direct.

Il suffit donc de trois points pour que les Rouges de Hérémakono décrochent le titre de Champions 2008, 11è du genre depuis l’institution du championnat, en 1981. En cas de contre-performance du Stade pour la 24è journée, même avec un nul, le Djoliba sera certain de décrocher le titre et cela, à 2 journées de la fin.

Le Djoliba est 1er avec 54 points, suivi du Stade, 2è avec 45 points et enfin du COB, 3è avec 39 points. A trois journées de la fin du championnat, la rélégation se fera entre trois équipes : le Stade de Sikasso, 12è avec 16 points ; le Débo-Club, 13è avec 15 points ; et le Nianan, 14è avec 12 points.

Notons que depuis le début du championnat en 1981, seulement trois équipes se sont partagées les titres : le Stade malien de Bamako (12 fois), le Djoliba (10 fois) et le Réal (3 fois).

Rappelons qu’en 1991 et en 1994, les titres de champions avaient été vacants.


Coupe de la Municipalité: Kalaban-Coura enlève le trophée

Le public sportif de la Commune V a répondu massivement présent, le samedi 16 août 2008 au stade municipal Souleymane Mory Coulibaly de Torokorobougou, pour assister à la finale de la Coupe de la municipalité, édition 2008, qui a opposé Kalaban-Coura à Torokorobougou, en présence du maire de la Commune V, M. Demba Fané, assisté de ses collaborateurs des quartiers de la Commune, des chefs de quartier, des conseillers et d’autres invités.

Rappelons que la compétition a regroupé les 8 quartiers : Daoudabougou, Sabalibougou, Kalaban-Coura, SEMA I et II, Badalabougou, Torokorobougou, Baco-Djicoroni, Quartier Mali. Ces équipes, qui ont été reparties en deux poules, ont vu les 2 premiers de chaque poule se qualifier pour les 1/2 finales.

Ainsi, Torokorobougou a battu Badalabougou (1-0) ; et Kalaban-Ccoura a éliminé Sabalibougou (1-0). Pour cette finale entre Torokorobougou et Kalaban- Coura, le public a assisté à un grand match plein de suspense et de spectacles.

Malgré la domination de Torokorobougou, c’est Kalaban-Coura qui sera réaliste devant les buts. Ainsi Mamadou Coulibaly marquera deux buts aux 32è et 43è minutes, sur penalty pour le 2è but. La mi-temps intervient sur le score de 2 à 0.

Au retour des vestiaires, c’est Torokorobougou qui continue de faire la pression. Mais par les maladresses de ses attaquants et surtout, face aux prouesses du gardien de but adverse, aucune faille ne sera trouvée. Mais à la 60è minute, Torokorobougou parvient à réduire le score par Nama Traoré. C’est sur ce score que l’arbitre central mettra fin à la partie.

Du coup, c’est Kalaban Coura qui enlève le trophée et empoche la somme de 150 000 FCFA. Torokorobougou s’en est sorti avec 100 000 FCFA. Badalabougou, qui a été classé 3è, a reçu la somme de 50 000 FCFA.

A la fin de la partie, le maire Demba Fané a exprimé toute sa satisfaction. “Je suis ravi de l’issue heureuse de cette compétition ; car toutes les équipes ont de la valeur. Cela leur permettra de se retrouver et surtout, de détecter de petits génies cachés”, a-t-il souligné.

Par l’organisation de cette coupe de la municipalité, on peut obtenir un sport de qualité, surtout quand on sait que le sport d’élite ne peut être obtenu sans le développement du sport de masse. Aussi, le maire a invité tous les responsables de la Commune à s’investir davantage en vue d’obtenir un sport de qualité.

A noter que des démonstrations en taekwondo ont émerveillé le public. Et on a pu admirer la spectacle d’une voiture Mercedès…passant au-dessus d’un taekwondoka.


L’acte de Mohamed Diallo: Il a failli gâcher la fête

Lors de la finale de la Coupe de la municipalité en Commune V, le fils de l’ancien capitaine des Aigles du Mali en 1972 à Yaoundé et actuel membre de la Direction Technique Nationale, Kidian Diallo, a failli gâché la fête. En effet, après le coup de sifllet de l’arbitre central pour la mi-temps, l’entraîneur de Torokorobougou, Mohamed Diallo, s’est dirigé tout droit sur l’homme en noir (l’arbitre) pour… l’agresser.

Selon lui, le penalty signifiant le 2è but de Kalaban-Coura est injuste. Il a fallu l’intervention de ses propres joueurs pour éviter le pire. Mais grâce à sa force, il a pu échapper à ses joueurs et, au moment où il allait porter des coups à l’arbitre, il fut maîtrisé net par les policiers.

Par cet acte, Mohamed n’a pas fait honneur à sa profession d’entraîneur, ni à la corporation à laquelle il appartient. Et quand on pense que son illustre père, Kidian Diallo, fut un exemple dans le football malien…

Pourtant, c’est ce même Mohamed Diallo qui vient à peine de finir un stage d’entraîneur de 10 jours sur les notions… d’apprentissage du fair-play. Est-ce à dire qu’il n’a pas du tout assimilé les leçons se son stage? Peut-être que ce sont uniquement les primes qui l’intéressaient dans ledit stage, ou bien peut-être qu’il se croit tout permis parce qu’il est le fils d’un ancien international footballeur, ont insinué certains témoins de la scène…

Pourtant, à analyser la rencontre de près, on peut dire que mohamed Diallo devrait plutôt s’en prendre à lui-même d’abord, ensuite à ses joueurs, tant son équipe s’était créée des occasions nettes de scorer. En effet, l’entraîneur avait mis ses meilleurs joueurs sur le banc d’attente, à commencer par le buteur Nama Traoré.

En tout cas, le football malien a besoin de tout sauf d’entraîneurs irascibles et belliqueux, surtout que la discipline est un facteur d’union et d’entente entre ses acteurs. Si Mohamed Diallo veut mener une bonne et longue carrière d’entraîneur, il doit savoir se maîtriser. Ou alors, le cas échéant, prendre de précieux conseils auprès d’autres spécialistes en la matière.


Rassemblées par Sadou BOCOUM

18 août 2008